Le Clan des Otori : Le Silence du Rossignol

Dans un japon féodal rêvé, le jeune Takeo, issu d’une tribu croyant en un dieu unique, se retrouve le seul survivant d’un massacre perpétré par le pouvoir en place. Il ne doit son salut qu’à Shigeru, un guerrier du Clan des Otori.
A mille lieux de là, la jeune Kaede, otage dès son plus jeune âge, découvre avec terreur les fondamentaux d’une société faite de faux-semblants et l’écrasante tradition d’une société patriarcale qui ne cherche qu’à asservir les femmes.

Le premier tome du Clan des Otori, Le Silence du Rossignol, révèle le pouvoir d’évasion du livre, sa capacité à remplir les pensées du grandiose, de l’épique.
Et il aura fallu une littérature estampillée « jeunesse » pour le prouver. Un récit qui n’a rien à envier, ni à Verne ni à Dumas.

Mensonge, trahison, amours contrariés, violence (voire barbarie), désirs : les grands thèmes propres à l’adolescence sont tous abordés de la façon la plus mature : parfois choquants, toujours finement amenés.
Il n’est pas rare de se laisser emporter par le récit et de s’étourdir des bouleversements que subissent ces jeunes gens.
Les éléments des mythes européens affleurent parfois.
Ainsi Jato, le sabre qui semble doté d’une conscience, rappelle à bien des égards Excalibur, tandis que Shigeru rappelle le Roi pêcheur (vous savez celui qui est le dernier de sa lignée à veiller sur le saint graal) .
Des éléments de l’épopée grecque affleurent aussi par instant, Kaede ayant des traits communs à Hélène de Troie, la fille de Zeus qui fut à l’origine de la guerre de Troie dans la mythologie grecque.

Ce récit sous influences (et quelles influences!) est d’un style vif et alerte. Sombre en bien des aspects mais souvent entrecoupé de passages poétiques et contemplatifs qui portent le lecteur à croire en l’espoir d’une fin heureuse. Mais la fatalité poursuit les héros, et c’est avec effroi que nous les suivons vers les choix les plus heureux, sachant que se mettent en place les éléments de leurs pertes.

Leurs chemins à tous semblent tracés : sauront-ils s’en écarter, et pour cela accepter tous les sacrifices ?

La réponse dans ce premier tome de la saga passionante en 5 tomes du Clan des Otori : Le silence du rossignol.
Sachez enfin qu’Universal a acheté les droits de l’oeuvre en 2002, et placé le projet entre les mains de Kathleen Kennedy et de Frank Marshall (Les aventuriers de l’Arche Perdue, Retour vers le futur, Le sixième sensLa couleur pourpre…) . Un jour peut être…

En lien ici :  le site dédié à la saga chez Gallimard, ainsi qu’un extrait du 5ème et dernier tome Le fil du destin

Paru chez Gallimard :
Le silence des rossignols (2002)
Les neiges de l’exil (2003)
La clareté de la lune (2004)
Le vol du Héron (2007)
Le fil du destin (2007)

Captain Mc Aaron                                   

 

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2 réflexions au sujet de « Le Clan des Otori : Le Silence du Rossignol »

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