Braquo saison 2, Avant-première et interview du casting

  Deux ans. Voila deux ans qu’on attend ça fébrilement. La saison 2 de Braquo arrive enfin sur Canal + ce 21 Novembre.
Souvenez vous… A la fin de la saison 1 (voir notre article), nous avions laissé Caplan et ses 3 acolytes en pleine forêt, encerclant un homme à genou, sur le point de l’abattre pour mettre un point final à leurs ennuis. Quand, soudain!

Je ne spoilerai pas ce cliffhanger de malade, par égard pour ceux qui ne seraient pas encore mordus de la série, mais la manière dont tout bascule en 25 secondes chrono est étourdissante. Et deux années à se demander « mais comment ils vont s’en sortir ?! », c’est long !

Conscients de l’attente qui entoure leur série à succès, Canal + a mis les petits plats dans les grands. Ce Jeudi 3 Novembre, ils ont organisé une projection cinéma en avant-première des deux premiers épisodes de cette saison 2, ainsi qu’un duplex avec le casting pour une interview. Royal. Et devinez qui y était pour vous. Le professeur Wicked, bien sûr !

Passage de flambeau :
Si vous avez un peu suivi, vous savez que c’est Olivier Marchal, ex-flic passé réalisateur, qui à créé cette série. Scénariste, il réalisa les épisodes 1 à 4 de la première saison, puis laissa la réalisation des épisodes 5 à 8 à Frédéric Schoendoerffer (Truands, en 2007, dans lequel jouait justement Olivier Marchal).

On retrouve la même organisation sur cette saison 2. Pour les épisodes 1 à 4, Olivier Marchal, qui est toujours producteur de la série, a demandé à  Philippe Haïm (Secret défense, 2008) de passer à la réalisation, qu’il a confié à Eric Valette pour les épisodes 5 à 8 (Une affaire d’état, 2009, et La proie, 2011).

Auncun doute, Olivier Marchal a du goût et sait s'entourer.

Tout comme Marchal ne s’était pas trompé en choisissant Schoendoerffer pour prendre le relai, il met de nouveau dans le mille avec Philippe Haïm. Nous n’avons vu que les deux premiers épisodes de  Schoendoerffer, mais le travail nerveux et musclé de Eric Valette nous promet aussi de beaux résultats. Une belle brochette de réalisateurs cinéma pour une serie télé de luxe: que du bonheur.
La grosse scène d’action du premier épisode ne laisse pas de place au doute : la camera H.D, le cadrage, le montage cut, l’impression d’être à côté du mec qui se fait canarder, planqué derrière une bagnole, tout ce qui nous avait plu dans la première saison est bien là… Braquo is back ! And it’s good !

Et maintenant… :
Mais je vous vois trépigner d’impatience, torturés entre votre envie de savoir comment nos lascars s’en sortent ce coup-ci et votre désir de garder la surprise.
Nous allons donc tenter de nous prêter à l’exercice de funambulisme verbal ardu qu’est « dire ce qu’on en a pensé sans spoiler ».
Reprenons donc ce qui est visible dans la bande annonce disponible sur le net.
Caplan et son équipe se retrouvent tous dès la première image dans un fourgon aux côtés de ce sa…tané Lemoine. Tous, sauf Théo, toujours aussi déglingo, qui s’est dit que se barrer en courant allait le mener quelque part.

Comment ça il sont dans la panade?... Pas du tout !

Un shoot de sniper plus tard (non, je ne vous dirai pas s’il s’en sort), nos écorchés se retrouvent en conseil disciplinaire. Caplan part en prison, tandis que Walter finit pompiste, et Roxane simple gardien de la paix.
Pendant ce temps (pas à Vera Cruz) en banlieue parisienne, un commando militaire effectue un braquage duquel ils repartent avec 400 Kg de lingots d’or…

Tout change mais rien ne change :
L’éclatement du groupe est la base de cette nouvelle saison.

« Toujours aussi musclée et efficace, cette nouvelle saison démarre trés fort et son efficacité promet de ne pas décevoir les fans ».

On est un peu déboussolé, un peu déçu aussi, ces 4 là vont tellement bien ensemble.
Patience. L’arc scénaristique qui va couvrir toute cette seconde saison se met en place, doucement mais sûrement, et s’ils n’interagissent plus directement ensemble, aucun des personnages n’est négligé.

Roxane se montre toujours aussi grande gueule, Walter reste le gros dur paumé, et Caplan toujours droit dans ses bottes. Tous autant qu’ils sont, ils restent fidèles à eux-mêmes, plus prêts que jamais à se refoutre dans les emmerdes, surtout quand ils essaient de s’en sortir.

François Levantal ça va être un méchant de ouf ! Hubert Kounde n'est pas vraiment sympa non plus cela dit...

Si on en croit ces deux épisodes, notre tête à claque préférée Vogel sera moins présent. Son but de faire tomber Caplan étant atteint, on ne le voit que très peu. Pas de panique, un nouveau méchant (mais alors très méchant hein !) incarné par François Levantal arrive, et le père Vogel à côté, c’est un enfant de chœur.

Vous voyez : tout change, mais rien ne change.

Interview du réalisateur et du casting :
Le clou de cette avant-première, c’était bien entendu la présence de l’équipe de la série, qui se prêtait au jeu des questions/réponses.

Toutes les questions n’était pas pertinentes, mais les réponses étaient toutes intéressantes, et la complicité évidente des acteurs a rendu ce moment trés instructif et agréable.
Morceaux choisis :

Philippe Haïm, en tant que nouveau réalisateur sur la série, n’aviez vous pas trop la pression ?
Philippe Haïm : Olivier Marchal n’a pas beaucoup suivi le tournage de la saison 2, car il était en tournage de son prochain long métrage Les Lyonnais (sortie le 30 novembre 2011,ndlr), donc je lui ai montré les épisodes la semaine dernière chez moi. Je crois que j’étais plus anxieux encore de lui montrer à lui que de vous les montrer ce soir ! Au final, il était assez ému et a aimé mon travail. Je voudrais donc le remercier de m’avoir fait confiance en me confiant son bébé. Oui, effectivement on avait une grosse pression, mais le scénario et les dialogues d’ Abdel Raouf Dafri nous ont porté. On a fini par oublier cette pression, pour prendre plaisir à faire notre travail, en restant nous-même.

 Pour les acteurs, est-ce perturbant de changer 4 fois de réalisateurs en 2 saisons ?
Jean Hugues Anglade ( Eddy Caplan) : Non, c’est plutôt plaisant au contraire de changer de personnalité en restant dans l’esprit de la série. Les univers sont différents mais très agréables.
Nicolas Duvauchelle (Théo Wachevski) : Le changement de réalisateur est un peu déroutant au début c’est vrai, mais au fond nous restons tous les quatre ensemble donc nous ne sommes pas trop dépaysés non plus.
Joseph Malerba (Walter Morlighem) : Et puis sur la première saison, nous changions de réalisateur un jour sur deux alors que pour cette seconde saison, les 5 mois étaient divisés clairement en deux, ce qui était plus simple.

 Combien dure le temps de tournage d’un épisode ?

Philippe Haïm : 12 jours, pour chaque épisode. Lorsqu’il y a des scènes d’actions qui prennent plus de temps à tourner, on est obligé de se creuser la tête pour trouver une manière de faire rentrer tout le reste dans le planning de ces 12 jours. Il y a une force dans cette contrainte. Il faut parvenir à trouver des astuces mais sans se trahir, sinon ce n’est plus agréable de faire ce métier. Chacun doit faire du mieux qu’il peut avec le temps qu’il a, c’était la même chose pour la première saison. Olivier Marchal et Fredercic Schoendoerffer avaient les mêmes contraintes de temps.

Qu’en est-il de la concertation entre les réalisateurs pour que la série soit cohérente au sein de la même saison ?
Philippe Haïm : Quand Olivier Marchal m’a demandé de venir, je lui ai dit, malgré le respect que j’ai pour son travail,  que je voulais avoir ma liberté, et mettre de moi même dans Braquo. Nous sommes vite tombés d’accord car c’était également son point de vue.

Ensuite, il y a la question des décors, des nouveaux personnages, des choix artistiques en général, et ça c’est le réalisateur qui ouvre la saison qui doit les faire. C’est son rôle ensuite de communiquer avec celui qui lui succédera (Eric Valette pour la seconde moitié de la saison ndlr), pour lui expliquer pourquoi il a fait ses choix. De la même manière il y a des personnages que moi j’ai très peu eu dans la première moitié de la saison, et que Eric a bien plus dirigé dans sa moitié. Dans ce cas là, il est normal que ce soit lui qui décide et me dise comment il veut que les personnages soient traités dans mes épisodes.
Mais c’est vrai que de manière générale sur les choix artistiques, j’ai eu la main simplement parce que j’étais le premier à ouvrir la saison 2.

On peut vraiment parler de travail cinématographique plutôt que télévisuel sur cette série, pouvez-vous nous dire comment cela se déroule ?
Philippe Haïm : Moi même, notre chef opérateur pour la lumière Vincent Muller et notre cadreur Berto (Ronin, Femme fatale) étions en étroite collaboration. Nous faisions nos choix ensemble, et je suis très fier du résultat

Qu’en est-il des acteurs ? Etait-ce un risque pour vous de passer vers le petit écran ?
Jean Hughes Anglade : Non, le projet était suffisamment brillant pour ne pas se sentir prisonnier d’un format télé, ou avoir peur d’être catalogué. Et puis c’est une autre manière de raconter des histoires. On a plus de temps pour développer notre personnage. 8h au lieu de 2h, c’est un luxe.

Philippe Haïm : Je trouve qu’il n’y a plus de distinction télévision/cinéma comme c’était le cas il y a encore dix ans. Les cinéphiles regardent des séries, les fans de séries vont au cinéma. Et puis au niveau de la réalisation ou des acteurs,  le travail à fournir est exactement le même. Juste bien faire son travail. Mieux vaut une bonne série qu’un mauvais film et vice versa.

Joseph Malerba: C’est surtout grâce aux États-Unis, qui ont su adapter un langage cinématographique et fidéliser les gens. Ce n’est plus vraiment de la télé.

Nicolas Duvauchelle : Et puis pour des gens qui ne sont pas encore connus du grand public, comme moi , ça nous permet d’avoir plus de visibilité d’être dans une série de luxe. Braquo ce n’est pas Julie Lescaut…(rire général). Pardon pour les fans hein, mais bon c’est vrai !
J’ai fais surtout des films d’auteurs et depuis que j’ai fait Braquo, dans la rue on m’interpelle en faisant « Braquo ! Hé, c’est Braquo ! ». C’est toujours agréable !

Braquo Saison 2, en diffusion sur Canal+ dés le 21 Novembre 2011.

La saison 1 est déjà disponible en DVD et Blu ray

Professeur Wicked 

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Une réflexion au sujet de « Braquo saison 2, Avant-première et interview du casting »

  1. Quel casting! Dès que je peux, je m’y mets :D…Jean-Hugues Anglade et Nicolas Duvauchelle (à l’affiche de l’excellent « Polisse » de Maïwenn) sont en soi pour moi des bonnes raisons ^^

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