Super 8, de J.J.Abrams, Sortie Bluray/DVD – Amblin dans le mille !

Synopsis :

Été 1979, à Lilian,une petite ville de l’Ohio une bande 5 jeunes adolescents tournent un film en super 8. Lors d’un tournage de nuit, ils sont témoins d’une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Alors que des faits étranges dans la ville suivent cet événement, ils ne tardent pas à comprendre qu’il ne s’agit pas d’un simple accident. Tandis que la police tente de découvrir la vérité, nos jeunes intrépides mènent leur enquête.

Je vous parle d’un temps que les moins de 30 ans ne peuvent pas connaître…

… »Spielberg en ce temps là
affichait son cinéma dans nos petites têtes. »

Oui je suis lyrique, mais c’est normal. Pour qui à grandit dans les années 80 comme moi-même et mon fidèle co-pilote le Captain Mac Aaron, ce film c’est une machine à voyager dans le temps.
Une machine qui nous ramène entre 1982 et 1986 plus précisément.

J.J.Abrams, avait lui à cette époque une quinzaine d’années, l’âge des héros de son film.
Et visiblement, comme tout les gosses de la planète, il était fasciné par Rencontre du 3éme type (1977), E.T. (1982), Les Goonies (1985), Explorers (1985), Stand by me (1986), Le vol du Navigator (1986) ou encore Les Gremlins (1984).

Des films pour enfants avec des enfants en personnages principaux qui ont marqué toute une génération.

Alors évidemment quand il s’attelle à l’écriture d’un film avec l’aide de l’icône de cette génération, Mr Spielberg himself (la classe J.J !), et que le tout est produit par Amblin c’est un régal.

Le logo des films de toute une génération de gamins

Amblin , c’est la boite de production que Spielberg à créé en 1981 dont le logo n’est autre qu’E.T dans son vélo volant.
En faisant de ce film une production Amblin, c’est toute l’imagerie de cette époque qui refait surface façon madeleine de Proust.
Dans Super 8 les références aux films Amblin  sont légions.

On retrouve la thématique de la famille désunie ou meurtrie qui se rapproche à travers des événements extraordinaires si récurrente dans les productions de Spielberg.

L’action se déroule dans une petite ville de banlieue, là où d’habitude il ne se passe rien, et où tout le monde se connait. Et, surtout, là où l’envie d’évasion des jeunes est la plus forte. Le seul moyen de s’évader, c’est de circuler en vélo cross.

Comme le disait l'affiche d'Explorers: " Pas besoin de permis de conduire pour atteindre les étoiles". Un bon BMX, symbole de liberté pour les enfants, fera trés bien l'affaire, qu'on soit un Explorer, un Goonie, un E.T., un futur cinéaste ou un jeune Pr Wicked qui veut faire comme dans les films.

Le groupe est composé d’un binoclard, d’un gros, d’un petit futé, d’un déjanté et d’une fille fille comme dans Les Goonies.
Comme dans E.T, ils sont confrontés à un extraterrestre qu’on empêche de rentrer chez lui .
On peut aussi citer le petit objet extra terrestre doué de mouvement qui défonce les murs qui rappelle Explorers,
Et comme dans Stand by me ou Les Goonies, nos chenapans se mettent en tête d’élucider un mystère.

A chacun sa bande. Les goonies, Stand by me et Super 8

A eux deux nos grands gamins nous servent une histoire typique de cette période : un film d’aventure pour enfants et grands rêveurs, mettant en scène des enfants pris dans des aventures d’adultes (souvent surnaturelles).

La particularité qui rend cet hommage croustillant et jubilatoire c’est d’avoir fait des personnages principaux des fans de ciné qui tournent un film de zombie fauché. Devant le film en question qui est projeté en même temps que le générique de fin on pense très fort à la drôlerie et au coté cheap d’un Braindead de Peter Jackson.

A Romero Chemical on y trouve des zombies, et à la fin du film on y trouve un court métrage tordant.

Bien heureusement Le film ne se limite pas à cette série d’hommages. Ces références ne sont que des clins d’œil aux anciens bambins cinéphiles que nous étions et elles sont appliquées de ci delà par légères touches servant juste de toile de fond à l’intrigue.

J.J Abrams, l’art de maîtriser un film

Abrams après avoir réalisé un Star Trek aussi divertissant que prenant revient en force avec une mise en scène toujours aussi maîtrisée.
Jamais, comme c’est trop souvent le cas de nos jours, il ne martèle le spectateur d’action discontinue pour donner l’impression qu’il se passe quelque chose.
Et c’est surtout en cela que Super 8 nous rappelle le meilleur de l’entertainment  movie des années 80.

Tout comme dans les films auxquels il rend hommage,  Abrams prend le temps de présenter ses personnages, de les rendre attachants. Ces gosses nous rappellent nos propres fêlures adolescentes. Les premiers amours, les vannes entre potes, la révolte contre ses parents et l’incompréhension, le frisson de faire le mur la nuit.

Et c’est une fois qu’il nous a coincé avec cette envie de faire partie de cette bande qu’il installe la menace, qui du coup est bien plus prenante.
La menace, elle vient  du monde des adultes. Les parents qui n’écoutent pas leurs enfants ou qui boivent trop. Les militaires qui dissimule un sombre secret. Même un ancien prof les menace d’une arme… Aaaah ces grands !

un environnement hostile à tous les niveaux

La vrai intelligence du film est de ne pas montrer complétement la créature avant la toute fin du film, de ne dévoiler que très lentement le mystère?  Cela permet au spectateur de créer lui même sa propre peur.

Ajouté à cela, comme nous vous le disions, une mise en scène impeccable (le filmage de l’attaque du bus militaire est déjà, à mon avis, un modèle du genre), des jeunes acteurs absolument incroyables qui deviendront des noms à retenir (comme ce fût le cas pour Sean Astin et Josh Brolin, nos anciens Goonies, ethan hawke dans Explorers, ou Jerry O’ Connell et River Phoenix dans Stand by me) et vous n’obtenez ni plus ni moins qu’un des futurs grands classiques du genre.

un modéle de mise en scéne, qui rappelle la maitrise de Spielberg dans la scéne de la jeep juché sur l'arbre dans Jurassic Park

Super 8 c’est une déclaration d’amour. Au cinéma qui fit les beaux jours de la collection de cassettes vidéos « Pop corn », aux films de Spielberg, Dante et les autres. Mais aussi un incroyable cadeau d’un cinéaste à tous les petits aventuriers cinéphiles de l’époque, aujourd’hui trentenaires.
Ces gamins das ces flms c’était moi et le Captain Mac Aaron quand on jouait aux Dents de la mer et à Indiana Jones dans la cour de l’école. Quand on prenait nos vélos et nos skates pour s’inventer des aventures dans les bois. Quand on jouait aux pétards et qu’on s’éclatait les mains (vous comprendrez en voyant le jeune pyromane du film).

L’équipage du canapé intergalactique en 1986, sur le hoverboard interstellaire (premier vaisseau d'une long

JJ.Abrams, avec Super 8 il nous dit « j’étais comme vous, moi aussi j’avais des affiches d’ Indiana Jones dans ma chambre, alors voila un film pour vous, bande de grands dadais cinéphiles ».
Je pourrais montrer dans quelques années ce film à mon fils, qui à l’age que j’avais quand j’ai vu E.T au cinéma. Ce sera peut être son Goonies à lui… qui sait.
Aprés tout Goonies never say die !

Critique Image :
Si l’on en croit les critiques de l’édition américaine, le transfert promet d’être à mourir de beauté.
Un respect parfait de la palette des couleurs 70’s pour les scènes de jour et une qualité inégalée de détails dans les très nombreuses scènes de nuit, très souvent éclairées à la lampe torche (oui encore une influence Spielbergienne).


Critique son :

Esperons qu’on retrouvera pour la V.O la piste son Dolby TrueHD 7.1, qui visiblement sur la scéne du crash ferrovière est d’une telle ampleure qu’elle pourrait faire s’inquiéter vos voisins !
Un son qui promet d’être à la hauteur exceptionnelle de l’image

Bonus :

  • Commentaire de J.J. Abrams, Bryan Burk et Larry Fong
    Déconstruction de l’accident du train
    14 Scènes inédites
    Reportages :
  •  Le rêve derrière Super 8
  • À la recherche de nouveaux visages
  • À la rencontre de Joel Courtney
  •  Redécouvrir une ville industrielle
  •  Il vit !
  •  La musique de Super 8
  •  Qui croit en la magie ?
  •  La révolution des 8mm

Super 8 de J.J Abrams
sortie DVD/Blu ray le 3 décembre 2011

Professeur Wicked

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2 réflexions au sujet de « Super 8, de J.J.Abrams, Sortie Bluray/DVD – Amblin dans le mille ! »

    • C’est effectivement une remarque qui revient souvent sur ce film.
      C’est peut être aussi pour ça que je tenais à le défendre. C’était un film que je n’ai pas eu envie de décortiquer, je l’ai embrassé comme une grande aventure de gamin. .
      Avant de parler de manque d’inspiration, j’attend avec impatience Cheval de guerre qui à l’air quand même énorme.
      Merci de nous avoir lu et à bientot sur le canap’ 😉

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