Cowboys et Envahisseurs -sortie bLu Ray /DVD – Aux petits oignons !

« Il n’y a rien de tel qu’une bonne scène de destruction ! ». Cette petite phrase sibylline de Michael Bay rappelle a bien des égards qu’un film peut nous rendre une part d’enfance qui ne s’encombre pas d’un sous-texte symbolique. Les trentenaires ont aimé Babar, pourquoi n’aimeraient-ils pas les grandioses scènes d’apocalypse du 2012 de Roland Emmerich.

Un scénario sans enjeux philosophiques est parfois salutaire pour enlever toute pression de la caboche : une forme binaire de catharsis, mais une catharsis quand même (le gros mot utilisé ravira les amoureux de la prise de tête) !

Alors quand un film annonce, dès son titre, un programme alléchant, on se tait et on admire, pop-corn en main et les yeux grands ouverts. Ce fut le cas pour Megashark Versus Crocosaurus (voir notre article), mais aussi pour Des Serpents dans l’Avion. Évidemment, on devine que Cowboys et Envahisseurs sera de cette trempe et l’on se délecte à l’avance du spectacle.

Non l'ami, cette fois je ne me mettrais pas dans un frigo pour survivre à une explosion nucléaire !"

Point fort : Daniel Craig en cow-boy solitaire qui, dès les premières minutes, se trouve en fâcheuse posture. L’acteur a un indéniable charisme et une classe de tous les diables. Il incarne un personnage pourtant schématique qui s’inscrit dans une intrigue traditionnelle puisqu’on l’amène dans une ville corrompue, à la botte du plus riche éleveur de la région, le cabotin et réactionnaire ex-aventurier Harrison Ford qui surpasse de loin la fadeur du dernier Indiana Jones.

Très vite, l’intervention des envahisseurs pousse le geek dans une relative euphorie qui, si ce même geek est un abonné de bon vieux western, sera heureux de retrouver les codes connus. En effet, ici, les envahisseurs seront assimilés aux indiens. Comme eux, ceux-ci sont indéfinis, peu individualisés et le jeu consiste, la plupart du temps, à les faire sortir hors du champs de la caméra comme dans les bons vieux classiques hollywoodiens. On notera l’efficacité des scènes d’action et la réussite plastique du bivouac dans le vieux bateau qui fournit, outre l’excellence du décor, une atmosphère de déliquescence étonnante pour un film grand public.

Daniel Craig de dos est un ravissement, mesdames !

Respectueux des codes narratifs du western tout autant que de la science-fiction, nous n’y chercherons en aucun cas la nouveauté ou la surprise mais bien un échange ludique avec le spectateur. Certes, il n’y a pas de profondeur scénaristique ni de séquence véritablement époustouflante mais reste un film qui fait un bon boulot, celui de nous faire passer un bon moment sans nous prendre pour des abrutis.

Cela suffit déjà à pardonner la pitoyable séquence du donut dans Iron Man 2 dont s’était rendu coupable le réalisateur Jon Favreau. Après ce petit film sans prétention, mais vachement fun, Favreau, je te pardonne !!!

Cowboys et Envahisseurs

de Jon Favreau

Avec Daniel Craig, Harrison Ford

Disponible en DVD et Blu-ray

Captain Mac Aaron

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