John Carter, le retour du Jeddak

Voila plus d’un an que Disney distille au compte goutte des images, des teaser et des bandes annonces pour son premier gros blockbuster de l’année, tout en 3D dolby dts giga sound qui décoifferait un chauve.
On ne vous le cachera pas, on était très impatients de voir cette adaptation du mythique Cycle de Mars de l’auteur de Tarzan, Mr Egard Rice Burroughs .

Écrite il y a bientot 100 ans, réputé inadaptable, vénérée par tout les fans de science fiction, la saga majeure de la S.F arrive sur nos grands écrans, quelques semaines après la ressortie de Star Wars episode 1.
Une drôle de coïncidence quand on sait que Lucas s’est largement inspiré de l’œuvre de Burroughs pour faire naitre sa saga (certains diront qu’il l’a éhontément plagié) .
C’est donc très attendu au tournant par les fans des livres, et les fans de S.F , que John Carter sort. Et là, comme on dit sur M6, c’est le drame !

Synopsis :
Au sortir de la guerre de Sécession, le capitaine John Carter déserte pour tenter de découvrir la mythique mine d’or de l’araignée. Mais alors qu’il pense arriver à ses fins, un double de lui même se trouve transporté sur Baarsoom alors que son corps reste inerte sur terre. Barsoom c’est en fait le nom de Mars pour ses habitants. Loin d’être inhabitée, Mars est en proie à une guerre sans pitié entre les Bleus, équipés d’une arme invincible, et les Rouges, de plus en plus acculés. Carter, lui, est fait prisonnier de géants verts au look d’insectes dont le chef est un Jeddak (un guerrier dans le langage de Barsoom). Seul être doté de la capacité d’effectuer des bonds gigantesques, Carter sauve la princesse rouge Dejah Thoris traquée par les vaisseaux des forces du mal.

Vous avez l’impression que tout ceci vous est familier ? C’est normal, et on va même vous le refaire en version commentée , attention, Replay :

Au sortir de la guerre de Sécession, le capitaine John Carter déserte pour tenter de découvrir la mythique mine d’or de l’araignée – (comme Daniel Craig, le cow boy et ses pièces d’or dans Cow-boys contre envahisseurs). Mais alors qu’il pense arriver à ses fins, un double de lui même se trouve transporté sur Barsoom alors que son corps reste inerte sur terre – (comme Sam Worthington dans Avatar.)
Barsoom c’est en fait le nom de Mars pour ses habitants. Loin d’être inhabitée- (comme dans Total Recall )- Mars est en proie à une guerre sans pitié entre les Bleus, équipés d’une arme invincible, et les Rouges, de plus en plus acculés- (comme l’empire qui persécute les forces rebelles de Star Wars.)
Carter, lui, est fait prisonnier de géants verts au look d’insectes -( comme Jabba le hutt – dont le chef est un Jeddak- et non pas un Jedi hein, rien à voir.)
Seul être doté de la capacité d’effectuer des bonds gigantesques, Carter sauve la princesse rouge – (qui ne s’appelle pas Leia mais Dejah – traquée par les vaisseaux des forces du mal -( et non pas par le star destroyer de Dark vador.)

Dit comme ça , ça pique !
Alors oui, on l’a dit, les livres de Rice Burroughs ont été une source énorme d’inspiration pour nombres de films, dont ceux précités, et surtout Star Wars, c’est donc naturel de penser à ces derniers quand les livres sont adaptés.
D’ailleurs, la ressemblance entre deux films n’empêche pas pour autant que le second soit de moindre qualité que le premier.

Non ce qui gêne vraiment dans John Carter, c’est qu’en plus de nous rappeler une foultitude de films déjà sortis, Andrew Stanton, le réalisateur du chef-d’œuvre d’animation Wall-E, en profite pour rendre hommage à Star Wars dans la forme également. Au lieu d’être jouissif cela sort le spectateur complètement de l’action.

C’est le cas par exemple lorsqu’il fait grimper son héros sur une moto volante dont le design est pris directement sur les speeder bike du Retour du Jedi, et qu’il l’a fait passer entre les pieds articulés d’une gigantesque machine comme dans l’attaque de Hoth au début de L’empire contre attaque.

De Endor à Barsoom . Enfin avec le fond vert, Lucas pourra au moins le récupérer pour la ressortie 3D du retour du Jeddak…euh Jedi.

C’est aussi l’utilisation de la même mise en scène que celle de Lucas dans l’arène de combat de L’attaque des clones avec un saut au ralenti au dessus des monstres.
Toujours dans le bestiaire Star wars, le look des grands singes blancs est là encore très proche de l’univers Star Wars.

Et ça continue encore et Rancor !

En ce qui concerne les bonds géants dans les canyons de  Mars, difficile de ne pas penser à ceux du Hulk de Ang Lee qui se battait contre des tanks en sautant d’une falaise à l’autre.
Et pour le passage entre les deux mondes comment dire… on vous laisse juges de la ressemblance avec Avatar...

Quant au look de John Carter, si vous arrivez à nous dire qu’il n’a pas été  pompé sur Conan le barbare, on vous offre votre poids en Ewoks.
Comme on vous le disait, toutes ces références sont tellement appuyées dans la mise en scène qu’on n’arrête pas de sortir de l’histoire.

Dès lors, on tente de se raccrocher au scénario dont les faiblesses sont bien trop nombreuses pour susciter notre intérêt. La romance entre John Carter et la prince Dejha est cousue de fil blanc.  Dejah aime Carter, qui lui aussi l’aime mais ils ont du mal à se le dire, et en plus le méchant veux la forcer à l’épouser. Même si cela est écrit dans le roman de Rice Burroughs, la mise en scène pataude avec le héros forcement très torturé, la princesse très triste, et le méchant très méchant (et très bête) ralenti bien trop le rythme du film.

Un accouchement dans la douleur :
Bien des tentatives infructueuses eurent lieues pour porter « Une princesse de Mars », le premier volet de la saga de Rice Burroughs, à l’ecran. Jon Favreau en 2005 , avant de réaliser Iron Man , tenta de faire décoller le projet de Disney en vain.

Le logo de lancement du film

Suite au bide monumental du film d’animation Milo sur Mars (Mars needs moms) l’année dernière, le studio décida de rayer le nom de la planète de tous ses titres (le public féminin serait rebuté par le terme « Mars »). John Carter of Mars, devint alors John Carter tout court, alors que la pré-affiche et le teaser avaient déjà utilisés le logo très cool « JCM » – le M étant pour Mars.
Mais cela ne suffit pas à rassurer Disney sur l’avenir de son film et pour attirer le public féminin John Carter est à moitié nu pendant les 3/4 du films.
Apparemment toujours peu confiants dans le résultat Disney ne communiquera quasiment plus sur le film pendant les mois qui précéderont sa sortie.
Autant de gesticulations inutiles portées sur de faux problèmes.
Ce qui pêche ce n’est pas le titre, ni la musculature de l’acteur (au jeu pas très bon soyons honnêtes). Ce qu’il aurait fallut c’est une mise en scène audacieuse et inédite pour faire décoller ce film malgré l’ultra référencement présent à la base.

Pour les plus jeunes, qui n’ont vu aucun des classiques cités plus haut, ce film sera sans doute un bon divertissement. Mais pour les autres, cela ressemble surtout à un plagiat géant , un maxi best of S.F., certes distrayant mais bien peu inspiré qui sort 30 ans trop tard

John Carter un film de Andrew Stanton avec Taylor Kitsch,Lynn Collins, Daryl Sabara
Actuellement au cinéma

Pr Wicked

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