One day with Marilyn – Notre séléction de ses meilleurs films

“Goodbye Norma Jean, though I never knew you at aaaaall »… Ah pardon, vous étiez là ?
Excusez-moi,dès qu’il s’agit de Marilyn, je me met à chanter Candle in the Wind, la chanson qu’Elton John lui a dédiée.
Il faut dire qu’en matière d’icône absolue du cinéma, il est difficile de trouver mieux que Marilyn Monroe.  Sexy, fragile, drôle, belle, mais si profondément triste, Marilyn Monroe fut de son vivant l’objet de tous les fantasmes et incarna à peu près tous les aspects que peut revêtir la féminité.
Alors que le film My week with Marilyn sortira mercredi prochain, avant de vous en parler demain, on s’est dit qu’un petit dossier « One day with Marilyn » de derrière les fagots vous ferait plaisir.
Après tout,  tout le monde connaît l’actrice mais avez-vous vu ses films ?
Sélection purement subjective des films qu’on préfère de la belle blonde .

NiagaraHeny Hathaway– 1953 – Pour son unique rôle de femme fatale
Ray et Polly Cutler sont en séjour à Niagara Falls. Ils font la connaissance de George (Joseph Cotten) et Rose Loomis (Marilyn Monroe), George est effacé, semble colérique et selon sa femme, il est fou depuis son retour de la guerre. Alors que Polly Cutler surprend Rose Loomis avec son amant au pied des chutes,  Rose annonce le lendemain la disparition de son mari aux Cutler. Problème: à la morgue, elle a la désagréable surprise de reconnaître  le cadavre de son amant…


Henry Hathaway
s’est distingué pour avoir travaillé avec les plus grands (Gary Cooper, James Stewart, etc.) et surtout dans de nombreux westerns.
A l’aise avec la mise en scène des grands espaces, il magnifie les chutes du Niagara comme jamais, dont les rapides symbolisent à merveille le torrent mortel de séduction du personnage vénéneux de Marilyn.
Une diablesse à qui, même 60 ans après devant notre écran, on imagine bien la difficulté de résister.
Le pauvre mari manipulé par cette mante religieuse (l’excellent Joseph Cotten), torturé, rongé par son amour pour sa femme, et dévasté par sa duperie, finira par sombrer réellement dans la folie.
Niagara est très sous estimé, considéré comme un film mineur de Marilyn.
C’est pourtant son premier rôle où elle n’incarne pas une potiche écervelée, et son seul film noir, une aberration quand on voit la puissance de manipulation qu’elle arrive à atteindre. C’est assez rare pour se hâter de le découvrir !
Andy Warohl ne s’y est pas trompé il a tiré de la promo de ce film le fameux portrait de la star.

Allez, avouez-le, vous n'aviez jamais vu l'original !


La rivière sans retour –
Otto Preminger –
1954- Pour l’aventure
En 1875, Matt Calder (Robert Mitchum), un ancien repris de justice veuf, vient chercher Mark, son fils âgé de neuf ans, dans un camp de chercheurs d’or. Kay (Marilyn Monroe), une chanteuse de saloon, a pris l’enfant sous son aile le temps que son père purge sa peine. Contraints de fuir les Indiens, l’homme, la jeune femme et le fils se retrouvent à descendre sur un radeau fragile une rivière quelque peu mouvementée.

Mitchum, Marilyn, ça c'est du cinoche !

La rivière sans retour est sans doute un des meilleur Western d’aventure jamais réalisé. Un réalisateur de légende (Laura, Mark Dixon détéctive, deux chefs d’œuvre du film noir), Robert Mitchum au sommet de sa gloire et Marilyn toute en séduction dans un personnage de femme forte.
Le tout est servi par un cinémascope superbe, qui rend ce voyage mouvementé absolument sublime.
Des scènes d’anthologie et une musique inoubliable chantée par Marilyn et sa guitare sont autant d’ingrédients qui font de La rivière sans retour un film incontournable de Marilyn, et même de l’histoire du cinéma.

Pour achever de vous convaincre, voici One silver dollar, chantée par Marilyn… Si après ça vous n’êtes pas convaincus, on laisse tomber !


Les hommes préfèrent les blondes
Howard Hawks– 1954 – Pour la naissance d’une icône
Lorelei Lee (Marilyn) et Dorothy Shaw (Jane Russell) sont deux amies meneuses de revues.
La première, blonde faussement naïve, n’est intéressée que par les hommes riches, la deuxième, brune à la repartie bien aiguisée, tombe toujours amoureuse d’hommes honnêtes mais peu fortunés, et ce au grand désespoir de son amie.
Elles sont bien décidées à partir en France pour découvrir Paris. Ce voyage est organisé par Lorelei aux frais de son richissime futur époux, Gus Esmond. Elle s’embarque sur un magnifique bateau avec Dorothy comme chaperon, toutes deux surveillées de près par un détective privé, Malone, engagé par le père de Gus.

Passée des seconds aux premiers rôles en 1952 avec Chéri je me sens rajeunir du même Howard Hawks (Scarface, La chose, Rio Bravo), Marilyn explose dans cette comédie musicale où elle incarne une croqueuse de diamants.
Ce petit bijou recèle de morceaux anthologiques comme « Bye, bye baby » (mais si, la pub Evian!), et surtout « Diamonds are a girl’s best friend », une des scènes les plus mémorables de Marilyn.
Marilyn fut choisi pour ce film adaptée d’une célèbre comédie musicale de Broadway, grâce à sa notoriété grandissante, acquise avec Niagara et La rivière sans retour, au détriment de Betty Grable initialement prévue pour ce rôle du fait d’un cachet moins élevé.
Avec son nouveau statut de star, les exigences et les retards de Marilyn Monroe sur le plateau firent dire à Howard Hawks « pour accélérer le tournage j’ai trois idées fantastiques : remplacer Marilyn, réécrire le script pour le raccourcir et changer de réalisateur. »
Malgré cela Les hommes préfèrent les blondes, film enjoué, pétillant et drôle, restera dans l’histoire comme le film qui changea la vie de Marylin, la faisant passer directement du statut de star naissante à celui d’icône glamour de Hollywood.
« Diaaamoooonds…. »

Sept ans de réflexion – Billy Wilder -1955- Pour la bouche de métro
Dès lors, Marilyn accumule les succès, principalement des comédies. Et en comédie Billy Wilder s’y connaît plutôt bien (Sabrina, Certains l’aiment chauds, La garçonnière)
Jouant avec son image de femme fatale, Marilyn incarne encore une fois la femme à qui on ne peut résister, même si elle ne tente rien.

Richard Sherman, a accompagné sa femme  et son fils  à la gare pour les les vacances, ces derniers quittent la fournaise new-yorkaise pour se rendre dans le Maine.
À peine séparés, les tentations sensuelles sont déjà présentes et menaçantes, mais Richard se promet de ne jamais y succomber.
Il rentre chez lui et fait la connaissance d’une jeune femme à la beauté insensée, modèle dans la publicité, qui a emménagé dans l’appartement des voisins du dessus. Non, il ne cédera pas à la tentation… A moins que son imagination galopante ne conçoive encore un scénario dont il a le secret.

tchou tchouuu !

Contrairement à la pièce dont il est issu, le film insiste plus sur le désir de Richard et les scènes qu’il s’imagine que sur l’adultère.
Richard, en voix off, partage ses pensées avec le public, passant de la réalité au fantasme, et révélant les faiblesses de cet homme ordinaire de manière désopilante (ah la scène de séduction au piano !).
Marilyn y est resplendissante, drôle, et bien moins naïve qu’elle ne le laisse croire.
A voir et à revoir, pour l’art de la comédie d’un Howard Hawks au sommet de son talent, et pour une des scènes culte de l’histoire du cinéma… Une histoire de robe et de bouche de métro, je crois.


Certains l’aiment chaud
Billy Wilder – 1959 – Pour la comédie (et le poupoupidou)

Chicago, 1929, Joe et Jerry (Tony Curtis et Jack Lemmon), deux musiciens au chômage, assistent à un massacre entre deux bandes rivales. La bande gagnante veut éliminer à tout prix ces témoins gênants. Craignant pour leur vie, les deux hommes, travestis en « Daphné » et « Joséphine », parviennent à se faire engager dans un orchestre féminin au départ d’une tournée pour la Floride. A Miami, Joe, amoureux de Sugar (Marilyn Monroe), la chanteuse de l’orchestre, la séduit en se faisant passer pour un riche oisif; tandis que Jerry, toujours travesti, fait la conquête bien involontaire d’un véritable milliardaire.

Deux beaux gosses habitués aux comédies, grimés en femmes et poursuivis par des gangsters, vous imaginez les situations burlesques que peut nous servir Wilder avec un tel contexte.
Mettez entre les deux une Marilyn qui chante, danse et charme la caméra comme à son habitude. Il ne manque plus qu’une chanson culte du genre « I want to be loved by you » et des répliques comme :
– « Je ne peux pas vous épouser, je suis un homme!
-Bah, personne n’est parfait ! »
Et voila la recette d’ un film culte. Ça tombe bien, en 2000 l’ American Film Institute a élu Certains l’aime chaud n°1 de son classement des plus grandes comédies Américaines de tout les temps. Un petit poupoupidou pour la route ?

Les désaxés – John Huston – 1961– Pour le chant du cygne

A Reno, Roslyn (Marilyn) s’apprête à divorcer. Fasciné par la beauté de la jeune femme, un cow-boy entre deux âges (Clark Gable) lui demande de partager son existence. Elle se lie également d’amitié avec un riche éleveur (Montgomery Clift) et un garagiste veuf. Tous paraissent comblés mais subissent en fait une misère affective et intellectuelle.

Crépusculaire, maudit, Les désaxés (The Misfits, en anglais, qui signifie « les inadaptés ») porte un lourd fardeau et occupe une place unique dans l’histoire du cinéma. Celui d’être à la fois le dernier film de Marylin, et de Clark Gable. Quant à Montgomery Clift il mourut quatre ans plus tard.
Le film est associé à ces morts emblématiques, marquant la fin d’un âge d’or d’ Hollywood, et à la thématique du désenchantement de l’ouest américain, avec ses personnages de cow-boys fatigués, aux relations complexes avec les femmes.
Roselyn, elle, est un personnage qui présente une difficulté à envisager son rapport au monde, les bagages émotionnels de l’enfance pesant sur sa vie d’adulte.
Un rôle spécialement écrit pour Marilyn par son mari Arthur Miller, s’inspirant à beaucoup d’égards de la vie de l’actrice: un personnage de femme perdue, qui ne sait pas où aller et que faire,  déçue des hommes et traumatisée par son enfance.
Le personnage le plus touchant et le plus proche d’elle-même que Marilyn interpréta, à des lieues de son image d’actrice de comédie glamour.

Le dernier film de 3 légendes. Montgomery Clift, Marilyn Monroe et Clark Gable

Voila, notre voyage au pays de la belle blonde si tourmentée s’achève ici, avec ces 6 films emblématiques de sa carrière, aussi dramatiques, que noirs ou drôles, il y en a pour tout les goûts.
Rendez vous demain pour la critique du film qui plonge dans l’intimité de la belle :My week with Marilyn qui sort mercredi prochain.
Poupoupidou !

Pr Wicked

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