Les Pirates. Bons à rien, Mauvais en tout – La Aardman touch

Les films familiaux se font rares. Entendez, les vrais films familiaux. Pas ceux où on bêtifie les enfants, pendant que les adultes s’endorment (le récent et lénifiant Winnie l’ourson réservé aux 4-6 ans) ou ceux censés divertir la famille mais qui sont clairement plus pour le grands (Transformers, Iron Man etc.).
Dieu merci, il nous reste quelques valeurs sûres. Spielberg récemment nous a rappelé avec son trés « indiana Jones » Tintin, que faire un film d’aventure familial divertissant sans être cucul, ne rendait pas la violence obligatoire.
C’est avec joie et la même âme d’enfant que nous avait laissé le visionnage de Tintin, qu’on s’est précipité pour voir la dernière œuvre des studios Aardman.
Les rois anglais de la comédie d’aventure animée (Chicken run, Le mystère du lapin Garou, Souris City) reviennent avec Les Pirates, un film à l’image des autres : rythmé, complètement déjanté, et poétique à la fois.

Synopsis :
Malgré son enthousiasme, le Capitaine Pirate a beaucoup de mal à se faire passer pour une terreur des mers. Secondé par un équipage aussi peu doué que lui, le Capitaine rêve pourtant de battre ses rivaux, Black Bellamy et Liz Lafaucheuse, en remportant le prestigieux Prix du Pirate de l’Année.
Au cours de l’un de leur abordage (encore) raté, ils rencontrent Charles Darwin, qui leur assure que leur mascotte, un dodo, vaut une fortune à Londres. La fortune serait elle enfin au rendez vous ?

Le retour de la pâte à merveille :
Après nous avoir enchanté des années avec les délicieux et si absurdes courts métrages de Wallace et Gromit, Peter Lord et  Nick Park étaient passés dans la cours des grands avec Chicken Run en 2000, une parodie jubilatoire et volaillère de La grande évasion (avec Steve McQueen).
Fort de ce succès les compères se remirent au travail aussitôt, et 5 ans de studios plus tard sortirent Le mystère du lapin garou, encore une détournement d’un genre classique : le film de monstre. Délirant, délicieusement absurde, le film est là encore une pépite qui ravit grands et petits où l’on retrouve nos stars de Wallace et Gromit.
Puis vint la fatidique date du 10 Octobre 2005. Ce jour un incendie détruit la majeure partie des studios, faisant disparaître tout les décors et personnages des films Aardman qui y étaient stockés.
Alors que les fans (dont on fait partis) se demandaient si c’était la fin d’une si belle aventure, les studios Aardman associés à Dreamworks nous offre en 2006 Souris City, encore un film d’aventure débridé et jubilatoire basé sur un genre définit : le film d’espionnage. Cette fois ci le film sera en images de synthèses travaillées pour donner l’air d’être animé façon pâte à modeler.
La production des Pirates elle débutera 2 ans plus tard en 2008. Et quelques cinq petites années plus tard, le résultat vient d’arriver :  le retour de la pâte à modeler et du délirium Aardman. Un vrai bonheur, qui là encore s’approprie un genre cinématographique, le film de pirates.

Fidèle à lui même Peter Lord se délecte à nous raconter cette histoire de redoutables losers qui arrivent plus à harponner des galions de nudistes ou de lépreux, qu’a amasser de l’or. Dans cet odyssée d’antihéros, Lord  navigue entre clins d’œils cinématographiques et grand n’importe quoi, faisant rire ainsi grands et petits.

Pour la capture du "terrible" capitaine pirate: 12 doublons...et un crayon offert

L’équipage, lui, comporte entre autre un pirate qualifié d’ « étonnement plantureux  » (une femme qui s’est collé une barbe), ou encore un poisson à chapeau. On croisera un roi pirate sapé comme Elvis, des rats qui dansent à la Lord of the dance, et un singe savant.
Quant aux cartes maritimes, elles s’animent et malmènent notre pauvre équipage de bras cassés ce qui rappelle énormément les génériques des films des Monty Python.
De course poursuite en baignoire, à une reine Victoria hystérique ( how shocking ! ) et un Charles Darwin désespérément puceau, Ces Pirates, sont effectivement Mauvais en tout mais très bon en une chose : Nous faire nous bidonner pendant 1h20 non stop. Toujours aussi irrévérencieux et diablement drôle , le film est à ranger directement aux cotés de ses prédécesseurs.
Par Davy Jones ! Aardman à encore frappé, pour le plus grand bonheur de toute la famille.

Les Pirates. Bons à rien, mauvais en tout un film de Peter Lord et Jeff Newitt
Actuellement au cinéma

Pr Wicked

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