Short Circuit – Numéro 5 est vivant !

Il nous est apparu essentiel de créer une nouvelle rubrique dédiée aux films que nous considérons comme absolument indispensable à visionner. Qu’ils nous aient fait vibrer, rêver ou rire, et ce quel que soit leur âge.
Des grands classiques aux films cultes d’une génération, en passant par les coups de cœur inoubliables de notre enfance, le canapé intergalactique vous proposera donc régulièrement de passer en mode Rétro.
Rétro- fusées enclenchées, let’s go back in time !

Synopsis :
La société d’armement NOVA a mis au point une arme de guerre redoutable : les robots S.A.I.N.T. Ces robots lourdement armés participent à une démonstration militaire lorsque l’un d’entre eux, le numéro 5, est frappé par la foudre. Loin d’être court-circuité et H.S, le robot développe une intelligence artificielle et des caractéristiques humaines. Livré à lui-même dans le vrai monde à l’extérieur de la base militaire, il essaie d’échapper à sa condition de robot et se réfugie chez une fille sans histoire, Stéphanie Speck, tandis que les autorités organisent  la traque…

Et ben oui ! Short Circuit quoi !
On ne pouvait pas commencer par un autre film que celui-là. Pourquoi ?
Parce que Short Circuit c’est l’exemple type du film largement non vu qu’il faut voir (une seule diffusion télé dans les années 90 depuis sa sortie en 1986), et que votre serviteur n’a loué qu’une fois dans son enfance au vidéo club du coin, mais n’a jamais oublié depuis.
Le film est réalisé par l’excellent John Badham (La fièvre du samedi soir, WarGames, Comme un oiseau sur la branche) qui nous livre ici comme à son habitude un excellent divertissement familial.

Sorti 2 ans après Terminator, Short Circuit aborde comme dans le film de James Cameron le thème de la créature qui dépasse le créateur. Un sujet cher aux années 80, période où la vitesse des progrès informatiques en effrayait plus d’un. Outre les deux Terminator on retrouvera cette thématique  dans WarGames du même John Badham où un jeu vidéo déclenche une guerre nucléaire.

Le jeune Matthew Broderick déclenche une guerre malgré lui dans WarGames.

Autre trait typique des années 80:  l’aspect  conte du film, où quelque chose d’absolument extraordinaire (un robot vivant) arrive à quelqu’un de tout à fait ordinaire (Stéphanie). En cela il est très proche de E.T., ce qui est normal puisque les scénaristes S.S. Wilson et Brent Maddock se sont inspirés de leur sujet d’étude relatif à E.T (1982) qu’ils avaient rédigé à l’Université.

Un peu d’ E.T, un brin de Terminator, et évidemment vous l’aurez compris une bonne dose de Frankenstein, avec la créature prenant vie après avoir été frappée par la foudre.
On retrouve des moments qui, si on connaît ses classiques, font sourire, par exemple au moment où Newton Crosby, le créateur de Numéro 5, hurle « it’s alive ! it’s aliiiive ! » comme dans Frankenstein de James Whale en 1931.

Numéro 5, frappé par la foudre, va venir à la vie.

Même si le film est clairement antimilitariste, il reste avant tout une comédie de science-fiction où l’on suit avec plaisir les aventures de ce sympathique robot qui apprend la vie dans les encyclopédies et à la télé.

Un joyeux mélange de références qui donne lieu à des scènes géniales où Numéro 5 reprogramme les autres robots S.A.I.N.T, restés à l’état de machine, de sorte à ce qu’ils effectuent  un numéro burlesque devant des militaires perplexes. Ou encore une scène de danse endiablée devant la télé qui passe La fièvre du samedi soir (du même John Badham donc).

Notre préférée reste la tête que tire l’ex de Stéphanie, un kéké en voiture de sport, devant la dite voiture mise en pièce parcimonieusement par Numéro 5 ,façon mécano. L’extrait est ici :

Short Circuit, vous l’aurez compris, est de ces films charmants, familiaux des années 80, où l’on rit, on frissonne (un peu) et où on ne nous prend pas pour des billes grâce à un sujet moins léger qu’il n’y semble.
Le robot criant « Non pas démonter, numéro 5 vivant » n’a rien d’amusant, et peu rappeler la série Le prisonnier qui clamait « je ne suis pas un numéro ».

Au final Numéro 5 revendique le droit d’exister et s’attribue le droit d’avoir un nom. Ce sera Johnny… Johnny 5 (nom que portera la suite du film)
Et si vous doutez encore de la valeur de Short Circuit, où que le robot vous paraît ringard, regardez-le bien notre Johnny 5. Il ne vous rappelle pas quelqu’un ?

Indubitablement, votre bon Pr Wicked n’est pas le seul à adorer ce film, chez Pixar aussi on aime Short Circuit !

Short Circuit – 1986- réalisé par John Badham, avec Steve Guttenberg, Ally Sheedy, et  Fisher Stevens
Disponible en DVD et Blu ray

Pr Wicked

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