Iron Man – 2008 – Naissance d’une rock star

A l’occasion de la sortie des Avengers cette semaine, nous vous proposons pour arriver avec toutes les cartes en mains dans la salle de cinéma, de revenir sur chacun des films dédiés à nos super héros préférés. Avenger’s week, c’est parti !

Prologue – Du film de Super héros :
(Pour passez directement à la critique d’iron Man cliquez ICI)

Après avoir été délaissé  au milieu des années 80 suite au dernier opus de la série des « Superman » avec Christopher Reeves, le film de super héros connut un petit regain d’intérêt dans les années 90, grâce au « Batman » de Tim Burton.

Grâce à leurs Bat-tétons, Batman et Robin sont contents, ils ont réussis à entrer en boîte ! Non mais t'es sérieux Schumacher ?!

Il perdit rapidement de sa crédibilité  avec les adaptations flashy gays du pathétique Joël Schumacher avec ses « Batman et Robin » et « Batman Forever » (au secours l’armure à tétons et les maquillages fluos !). Si Batman par Burton est un régal qui sublime la dimension sombre et schizophrène du Dark Knight, par Schumacher c’est une horreur qu’aurait pu commettre un Orlando sous acide en collaboration avec les Guetta…
Ceci démontre une règle immuable en matière de film de super héros : les sujets étant sensiblement tous les mêmes (le bien contre le mal), ce qui fait la différence c’est uniquement le talent du réalisateur et la manière dont il aborde son sujet.

Brian Singer , un cinéaste à la vision bien définit des super héros : Réalisme et second degré

Preuve en est  l’excellent X-Men de Brian Singer en 2000. Il fallut ce film pour ôter au film de super héros l’étiquette de « gros navet onéreux » que Schumacher lui avait collé (on y va fort oui, mais on lui en veut beaucoup).
Dans X-Men , Singer utilise un ton très second degré, qui se moque des uniformes en lycra et des surnoms des mutants, bien en phase avec un public qui avait soif de nouveauté.

L’autre excellente idée fut d’encrer solidement l’intrigue dans le réel pour crédibiliser l’extraordinaire. Le film s’ouvre sur une explication scientifique de l’origine des mutants, suivi d’une scène  dans les camps de la mort expliquant le traumatisme de Magneto. Une fois le décor planté dans la réalité, le spectateur se sent beaucoup plus immergé dans l’histoire, contrairement au Superman en collant des années 70, ou aux « Batman » précités.
Si on s’attarde sur X-Men pour notre introduction à ce dossier Super Héros, c’est que tous les films de Super Héros réussis de la décennie 2000/2010 qui suivront se basent sur les même principes : une grosse dose de réel, un scénario qui traite des origines des personnages, et une bonne part de dérision qui évite que le film ne soit ridicule en se prenant trop au sérieux.

Les meilleurs exemples : Spider-Man (2002), Hellboy (2004), Batman Begins (2005). Les pires :  Daredevil (2003), Catwoman (2004), Ghost Rider (2007) échouant par un ton trop sérieux et des personnages trop superficiels.
Vint alors Iron Man en 2008.

IRON MAN  – HIGHWAY TO FUN

Première adaptation des aventures d’un membre des Avengers, Jon Favreau surprend avec ce film par sa désinvolture et son ton résolument rock. Un cocktail explosif  d’action et d’humour qui se regarde inlassablement avec le même plaisir (pas si coupable).

Synopsis : Tony Stark, inventeur de génie, vendeur d’armes et playboy milliardaire, est kidnappé en Afghanistan. Forcé par ses ravisseurs de fabriquer une arme redoutable, il construit en secret une armure high-tech révolutionnaire qu’il utilise pour s’échapper. Comprenant la puissance de cette armure, il décide de l’améliorer et de l’utiliser pour faire régner la justice et protéger les innocents.

Jon Favreau arrive donc en 2008 avec Iron Man après tout les films précités. Et là surprise, c’est le film de super héros le plus fun et le plus efficace réalisé depuis X-Men .
Il changea le cadre de la guerre du Vietnam à celle d’ Afghanistan, car il désirait que le film soit contemporain. Toujours dans un souci de rendre le film crédible, il décida  de ne pas porter à l’écran l’ennemi juré d’Iron Man, le Mandarin, qui n’aurait pas paru réaliste étant donné ses pouvoirs magiques.

Favreau, tout comme le faisait Singer dans X-Men avec Wolverine , profite du charisme et du caractère bien trempé du personnage pour construire un récit à 100 à l’heure. Démarrant sur les chapeaux de roue avec une prise d’otage impressionnante au son d’AC/DC (ben oui il nous prend par les sentiments le bougre), le film ne décollera pas le pied du plancher jusqu’à la fin.

2 héros égocentriques aux caractères affirmés

Le film montre principalement comment Tony Stark passe de concepteur égocentrique d’armes de destructions massive (Aaah le Jericho et ses montagnes atomisées !) à super héros au comportement de rock Star. Toujours aussi auto centré, mais œuvrant pour le bien commun.
Le film est servit par un Robert Downey Jr cabot à souhait, qui s’en donne à cœur joie dans l’interprétation de ce golden boy à l’ego surdimensionné. Il trouve ici, n’ayons pas peur des mots, le rôle de sa vie. Celui qui le sortit de la blacklist des acteurs  hollywoodiens alcoolos et drogués . Depuis, Robert Downey Jr aura enquillé avec une autre franchise au personnage aussi cabot et egocentrique que Tony Stark : Sherlock HolmesIron Man, c’est aussi la résurrection de son interprète principal.

Obadiah Stane faut pas le chercher ! sinon il vous emmène chez son coiffeur !

Comme tout bon héros nécessite un bon méchant c’est l’impeccable Jeff Bridges, tout en chauvitude qui s’y colle. Dans le rôle de Obadiah Stane, ancien collaborateur du père de Tony Stark, et légèrement emprunt de folie militaire.
La performance de Bridges est telle que Favreau décida de supprimer plusieurs de ses scènes car distiller cette présence menaçante avec parcimonie était selon lui bien plus efficace.

En voila une jolie secrétaire...

Le jeu de chat et la souris entre sa collaboratrice Pepper pot (Gwyneth Paltrow) et Stark est savoureux, les effets visuels du labo de Stark tout à fait bluffant (et très Minority Report), bref on passe un excellent moment.
Le premier opus d’ Iron man se clos sur un Tony Stark tellement fier d’incarner un héros national et à la tête telement enflée qu’il ne peut s’empêcher de lancer à la face du monde  « I am Iron Man ! » noir écran et bam, Favreau nous balance dans les oreilles « Iron man » de Black Sabbath. On en demandait pas tant mais c’est du miel pour notre cœur de rocker (Julien Clerc si tu nous lis…nous on t ‘écoute pas ).

La guest star de Luxe Nick Fury

Encore plus fort, Jon Favreau instaure ce qui sera LA marque de tout les autre films de la franchise Avengers à venir : une scène post générique qui séme les graines des suites de la franchise. Ici ce sera la première apparition de Samuel L. Jackson en Nick Fury (créateur du SHIELD qui réunit les Avengers).
Son « Vous pensez être le seul super héros ? » laconique fut un des teasers les plus énormes de 2008.
Pour toutes ces raisons Iron Man I fut une sacré bonne surprise et parvint à nous intéresser à l’univers Marvel, jusque là inconnu pour nous, nous qui ne jurions que par la noirceur de Batman le défi.
Et vous savez ce qu’on a fait dés qu’on eu finit de voir le film en DVD ? On s’est juré de foncer voir le 2 au cinéma dés qu’il sortirait. Ce qui fut chose faite 2 ans après. Et ça tombe bien, on vous en parle justement d’ Iron Man II demain pour la suite de notre semaine spécial Avengers.

Iron Man, réalisé par Jon Favreau Avec Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges
Disponible en DVD et Bluray

Pr Wicked

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