Captain America- 2011- Naissance du héros d’une nation

Le plus emblématique des Avengers, Captain America, est aussi celui qui aura attendu le plus longtemps son adaptation . Une cerise sur le gâteau que gardait au chaud Marvel qui ne voulait pas louper son plus gros coup. Avec intelligence et efficacité, Joe Johnston livre un récit qui comblera les fans du héros et les cinéphiles novices  en matière de Comics.

Synopsis: Steve Rogers, jeune homme frêle et timide, se porte volontaire inlassablement pour partir défendre la paix contre le nazisme en Europe. Mais son piteux état physique lui fait collectionner les refus d’affectation . Jusqu’au jour où choisit pour sa persévérance et son honnêteté, il se fait recruter pour participer à un programme expérimental qui va le transformer en un Super Soldat. Doté ainsi d’un corps et d’une force hors norme, il devient Captain America emblême national qui va se confronter à l’ organisation HYDRA dirigée par le redoutable crâne rouge.

Si le premier super héros américain est Superman en 1938 chez DC comics, Captain America lui vit le jour en 1941 de la main de trois créatifs juifs américains ripostants à leur manière à la menace nazie européenne. Arborant fièrement les couleurs du drapeau américain sur son costume et son bouclier triangulaire, il colle un joli bourre pif à Hitler sur sa première couverture. Puis la concurrence s’en mêle et le bouclier triangulaire existant chez d’autre comics doit être remplacé par un bouclier rond.

La couverture du premier Captain America

Détail à la lumière duquel on comprend combien cette adaptation cinématographique a de quoi quoi ravir les fans les plus pointilleux. Le bouclier triangulaire sera bien présent dans le film mais seulement au début pour être remplacé par sa version ronde, comme ce fut le cas dans les comics. Et tout comme sur sa première couverture, le héros avoinera bel et bien Hitler (plus de 200 fois, même si c’est pour de faux) .
Toujours dans un souci de fidélité au comics, le film s’ouvre sur la découverte du corps de Captain America en état d’hibernation , comme ce fut le cas dans les comics où le personnage fut ainsi amené dans le monde moderne après une interruption de publication de plus de 20 ans .

Là où Johnston assure c’est qu’il parvient à intéresser aussi les non fans de comics. Comment ? De même que Thor est une tragédie shakespearienne habillée en Blockbuster, Captain America est un film de guerre avant d’être un film de super héros . La différence c’est que les protagonistes sont deux  super héros : Crâne rouge fait office  de  Hitler et Captain America incarne le soldat américain héroïque. Ceci est très malin puisqu’ il permet d’alpaguer les fans de films de guerre au passage.
Dans cette optique, le film adopte une photographie brunâtre, orangée, apportant immédiatement un cachet séduisant et nostalgique au film propre aux années 40 qui rappelle très fort les séries Band of Brothers ou The Pacific.

Sous le soldat, le super héros. Derrière le film de guerre, le blockbuster

L’autre qualité du film c’est le temps qu’il prend à installer ses protagonistes. Comme les autres film Marvel (à l’exception de HULK, voir article), le film revient aux origines du super héros et Johnston ne grille pas les étapes. Cela permet de ne pas nous coller sous les yeux d’emblée un héros masqué en collants qui affronte un nazi à la tête de squelette rouge.

Et voila les enfants pourquoi il faut toujours mettre de la crème solaire

On passera ainsi prêt de 40 minutes, sans brûler les étapes , à suivre les événements qui feront du gringalet Steve Rogers un super héros.  Du costume de singe de foire au costume plus étoffé, le personnage s’ épaissie à mesure que le costume évolue. Idem pour Crâne rouge, qui serait grotesque en apparaissant avec son visage dépecé dés le début. Il porte donc un masque de chair au début puis une fois le récit ayant bifurqué vers le surnaturel, il peut dévoiler son visage sans que cela choque.

Les cinéphiles eux se régaleront de multiples références cinématographiques telles la rue emblématique d’ Il était une fois en Amérique de Sergio Léone qui apparaît furtivement, le laboratoire de développement des super gadgets  où Howard Stark n’est pas sans rappeler les inventions de Q dans James Bond ( motos a lance flamme, bouclier indestructible ultra léger) , et la thématique de l’artefact magique religieux cherché par les nazis qui lorgne évidemment vers Indiana Jones et la dernière croisade.

Sergio Léone s'invite dans un blockbuster de super héros, ça fait plaisir ! Il a pas l’œil votre canap' ?!

Joe Johnston relève donc largement son pari d’intéresser fans et profanes au premier des Avengers, en restant intelligemment sur le fil entre film de super héros et film de guerre. un film très distrayant, pas prétentieux, et sincère, à l’image de son héros, réalisé par un cinéaste qui maîtrise son film du début à la fin.

Le film se clos sur le crâne rouge transporté vers Asgart par le pouvoir du Tesseract , le fameux artefact au centre du film (découvert dans Thor) et sur le recrutement de Steve Rogers par le SHIELD.
La boucle est bouclée, les Avengers sont au complet…et nous on y va ce soir pour vous en parler dés Lundi !

Captain America, un film de  Joe Johnston Avec Chris Evans, Hayley Atwell, hugo Weaving, Tommy Lee jones
Disponible en DVD et Bluray

Pr Wicked

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