The Rocky Horror Picture Show – Let’s do the time warp again!

Attention film intouchable, inimitable, insurpassable… Le père des films cultes. L’hommage loufoque d’un compositeur génial (Richard O’Brien) aux films d’horreurs Universal des années 50, aux séries B de science fiction et vibrante ode au libertinage. Le Rocky horror Picture Show peut se targuer d’avoir une des meilleures B.O rock jamais écrite et de détenir la communauté de fans la plus ancienne et folle du monde. Alors, bienvenue en Transylvanie !

Synopsis : Une nuit d’orage, la voiture de Janet et Brad, un couple coincé qui vient de se fiancer, tombe en panne. Obligés de se réfugier dans un mystérieux château, ils vont faire la rencontre de ses occupants pour le moins bizarres, qui se livrent à de bien étranges expériences.

Le film est tiré d’une comédie musicale anglaise du même O’ Brien qui fit un carton en 1973 à Londres, puis parti triompher à Broadway avant de décrocher un deal avec la Fox pour une adaptation cinématographique en 1975. Adaptation qui se planta magistralement. Échec commercial au moment de sa sortie, critiqué pour son intrigue lacunaire, et son caractère trop sexuel. Le monde n’était pas prêt pour cette déferlante de lubricité chargée d’amour de cinéma bis. Parti de là il avait la base pour devenir culte à travers une carrière vidéo.

Le qualificatif qui colle le mieux au RHPS (pour les intimes) c’est « Extrême ». Déclaration d’amour aux classiques de la science-fiction et du fantastique , le film reprend les personnages et situations typiques de ces films et les pousse un cran au-dessus pour en offrir des versions caricaturales décalées.

Ne sont- ils pas trop choux ?

Le couple sage qui se garde pour le mariage devient un duo de gentils neuneus, naïfs et inoffensifs qui plutôt que de fêter leur fiançailles en s’envoyant en l’air, décident de payer une visite à leur prof d’université (oui ils sont très fun). Le propriétaire du château, lui sera bien sûr une déclinaison du Dr Frankenstein nommé ici Franck Furter (saucisse de Francfort), qui s’est créé une créature pour son plaisir charnel : le fameux Rocky, équivalent de la créature de Frankenstein, en 1000 fois plus musclé et huilé. Quant au serviteur, il ne s’appelle pas Igor mais Riff raff et il est bien sûr bossu, et très inquiétant. Encore une caricature barrée. On adore retrouver la fausse candeur de Susan Sarandon toute jeune et de Barry Bostwick, futur maire de la série Spin City en nigaud outré.

Tim Curry. Drôle, charmeur, bon chanteur. Des performers comme ça on n’en fait plus

Impossible de ne pas parler aussi de LA star du film. Le phénoménal Tim Curry. Injustement oublié du stardom, et seul membre de la troupe de théâtre originale à avoir repris son rôle à l’écran, il incarne un Franck n’ Furter inoubliable. Une icône du cinéma musicale. Ce génie britannique qui incarna aussi Darkness dans Legend et le clown de Ça, est un virtuose dans la composition de rôles plus grands que nature. Même le plus hétéro des mâles alpha aura du mal à ne pas être pris de certains doute face au déhanché et au sex appeal du fatal Dr Frank ‘n Furter. Un « gentil travesti venant de Transylvanie transsexuelle » qui fait partie des personnages de cinéma inoubliables dont la seule silhouette suffit à le reconnaitre.

Toute cette galerie de personnages parodiques se retrouve donc plongée au cœur d’une intrigue qui n’est qu’un prétexte à multiplier les références aux films de la RKO et de la Universal (L’homme invisible, Frankenstein). La scène où Rocky prend Frank n ‘Furter sur son épaule grimpant sur le logo géant de la RKO (reprenant la fameuse scène de King Kong) en est l’illustration la plus parfaite. En fait ce sont ces hommages qui furent aux centres des préoccupations de O’ Brien quand il écrit sa comédie musicale, et non le souci d’écrire une histoire cohérente. Comme le dit le panneau à l’entrée du manoir « Entrez à vos risques et péril ». Il devrait ajouter « et laissez toute raison au seuil. » Non parce que pour accoucher d’un congrès des transsexuels Transylvaniens, faut y aller sur la moquette quand même ! Le scénario n’est qu’un canevas accessoire pour passer d’un hommage à l’autre.. C’est ça qui compte. Ça et les chansons.

Un hommage à la RKO se cache dans cette image. Sauras tu le retrouver ?

Ben oui parce que ne l’oublions pas : dans ce joyeux bordel de parodie de personnages perdus dans un hommage géant au cinéma de genre, il y a une B.O phénoménale. Et on vous jure qu’on n’exagère pas. Si vous nous trouvez une comédie musicale rock avec autant de tubes en puissances dites-nous vite laquelle qu’on la regarde !

Ne vous en faites pas, le narrateur va vous apprendre les pas du Time warp…. »It’s just a jump to the left ! »

Attention toutes les chansons ne sont pas rock. Pour secouer les cheveux mieux vaut regarder Tenacious D. On peut plus parler ici de pop vu l’importance du piano dans les morceaux. Mais il n’empêche toutes sont diablement géniales. Du très beau morceau de début science-fiction double feature, jusqu’au très drôle Eddie, en passant par Rose tint my world sans oublier le désormais classique Time warp, les chansons du film sont toutes excellentes. Même sans avoir vu le film, cette B.O à une faculté à vous faire taper du pied assez incroyable. Mais si vous avez vu le film…alors là…résister à faire la chorégraphie du mémorable « Jump to the left… and then a step to the riiiiight. » est très compliqué.

40 ans plus tard, ce film est toujours un ovni, inégalé dans sa dinguerie et son entrain musicale, joué chaque semaine dans un cinéma parisien (le studio Galande) remplit de fans hardcore déguisés en personnages du film et le jouant sur scène en synchronisation avec le film. Vous en connaissez beaucoup des films comme ça , vous ? Non ? Normal, Le Rocky Horror picture Show, il n’y en a qu’un et si vous ne deviez avoir qu’une seule comédie musicale dans votre dvdthéque, choisissez celle-là les yeux fermés (et les oreilles grandes ouvertes). let’s do the time warp again !

The Rocky Horror Picture Show un film de Jim Sharman Avec Tim Curry, Susan Sarandon, Barry Bostwick, Meatloaf
Disponible en DVD et Blu ray

Pr Wicked

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Une réflexion au sujet de « The Rocky Horror Picture Show – Let’s do the time warp again! »

  1. Je dois aller le voir à Galande après l’avoir dévoré en DVD 🙂
    Ils ont tenté de faire une simili suite (mêmes acteurs, histoire sans rapport) qui a été un flop.

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