Good Morning England – Pirates des méga riffs

John Lennon a dit « Le rock français, c’est comme le vin anglais ». Plein de bon sens cet homme-là. Parce que s’il y a un peuple imbattable en rock c’est bien celui de la perfide Albion ! Et pourtant ce vivier de talents rebelles prend racine dans l’establishment le plus pur et flegmatique des années 60. Good morning England nous raconte ce choc des cultures, dans une comédie bien rock, tendre et nostalgique de cette ère des pionniers de la contre-culture. Le tout avec un casting british 4 étoiles sur une bande son truffés de classiques et de perles rares. Il faudrait être fou pour ne pas grimper à bord !

Synopsis : Carl vient de se faire renvoyer du lycée, et sa mère a décidé qu’il irait réfléchir à son avenir auprès de son parrain, Quentin. Il se trouve que celui-ci est le patron de Radio Rock, une radio pirate qui émet depuis un bateau en mer du Nord peuplé d’un équipage éclectique de DJ’s rock and roll. Pendant ce temps, le ministre Dormandy et son bras droit Twatt, gardiens du savoir-vivre britannique se font un devoir de clouer le bec de ces trublions qui dévergondent la jeunesse anglaise. Leur but : faire taire cette radio de débauche et restaurer la superbe du pays.

De la pop (Beatles) au blues rock (Rolling Stones), en passant par le hard rock (Deep Purple, Queen, Led Zeppelin), jusqu’au psyché (Pink Floyd) , sans oublier le punk (Sex Pistols) ou carrément le métal (Black Sabbath, Iron Maiden), cette nation a produit plus de groupes rock cultes que n’importe quelle autre. Et c’est vrai qu’à bien y réfléchir l’arrivée du rock dans la société rigide anglaise n’a pas dut être bien vécue par tout le monde.

« Je compte sur vous Ducon ». Oui ça nous fait rire !

Mais pas de panique, Good morning England est loin d’être une chronique des mœurs telle que Ken Loach pourrait en faire. On est dans la franche comédie et la menace gouvernementale incarnée par le génial Kenneth Branagh épaulé par Twatt (impeccable Jack Davenport) est plus sujet à des gags se moquant du côté guindé qu’un outil de pression scénaristique menaçant. Pour preuve, « Twatt » signifie en gros « zezette », « zouzoute », « minette »…enfin faite votre choix sur cette partie de l’anatomie féminine, et peut donc être traduit par « ducon ». Voir Branagh et son sourire coincé dire « Well done Twatt », est juste à mourir de rire.

Rhys Ifans va faire l’amour au micro. Un pur régal

En face de ces méchants pas très féroces se trouvent en pleine mer nos pirates. Et quel bonheur de partager les cabines du bateau avec eux pendant le film. Une galerie de personnages juste ce qu’il faut de caricatural pour les rendre iconiques.
Le gros ricain barbu (Philip Seymour Hoffman), le bedonnant libidineux à lunettes (Nick Frost), la légende des DJ à la voix de velours (Rhys Ifans), et tant d’autres que le nonchalant et toujours aussi classe Bill Nighy tente de canaliser en swinging capitaine bienveillant. On vous l’a dit un casting 4 étoiles. Et voir Jack Davenport (Twatt donc, mais aussi Norrington dans Pirates des caraïbes) partir à l’abordage de ce vaisseau pirate dirigé par Bill Nighy (qui incarnait Davy Jones), n’est pas sans nous faire sourire.

Davenport repart à l’assaut du navire pirate de Nighy. C’est une obsession !

A la différence des films Rock dont on vous a parlé cette semaine, Good morning England n’est pas une comédie musicale, mais un medley filmique des incontournables rock 60’s britanniques et américains. The Kinks, The Who, les Beach Boys, Cream, Jimi Hendrix, Cat stevens, David Bowie et beaucoup d’autres sont au rendez-vous, laissant assez peu de temps sans musique dans le film pour notre plus grand bonheur. Preuve de la foultitude de musique qui vous attend, la B.O comporte 2 CD de 18 titres. 36 morceaux qui, si vous voulez vous faire un best of rock 60’s, vous simplifierons le travail : rien n’est à jeter dessus, à commencer par Stay with me de Lorraine Ellison. Un morceau qu’on ne connaissait pas mais qui prend aux tripes d’une manière inouïe.

La station qui va ravir vos esgourdes

Parce qu’on ne fait pas que rire dans Good morning England. Cette ère de liberté sexuelle et d’adultes irresponsables vient avec son lot de conséquences malheureuses. Enfants sans parents, fiancée volée, solitude des homosexuels, le film n’oublie pas que tout n’était pas rose. Le réalisateur Richard Curtis, comme il le faisait dans Love Actually et ses scénarios de 4 mariages et un enterrement et Notting Hill, sait jongler avec brio entre comédie pince sans rire et moment émouvants. Tout comme il sait exactement à quel moment utiliser une chanson précise pour appuyer une scène comme avec ce Stay with me.

Good Morning England est donc un film obligatoire pour tout fan de rock et de cinéma anglais. Le meilleur du rock de l’époque, sur une histoire subtile et drôle comme sait les faire Richard Curtis, servit par la fine fleur de la scène anglaise. Sans prétention aucune si ce n’est de toucher, rire, et faire danser sans oublier de faire un peu réfléchir. Mission accomplie capitaine ! Et merci pour le voyage.

Good morning England un film de Richard Curtis avec Nick Frost, Bill Nighy, Rhys Ifans, Kenneth Branagh, Jack Davenport

Pr Wicked

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