Le Lorax – critique- un film familial au(x) poil(s)

Au milieu de la suprématie des studios dominants Disney Pixar, Dreamworks et Blue Sky (Age de glace, Rio) Universal commence à se tailler une réputation d’outsider assez sympa. Car mine de rien avec La légende de Despereaux, et Moi moche et méchant, le studio a fait le choix de faire des films d’animations avant tout pour les enfants. Simplement mignons, touchants et drôles. C’est donc comme les grands gosses que nous sommes qu’on a découvert le Lorax. Et re bingo : c’est très drôle, super mignon, et vraiment touchant. Le tout avec un message écologique.

Synopsis : Pour conquérir le cœur de sa jolie voisine, Audrey, Ted va s’échapper de Thneedville, un monde totalement artificiel où toute végétation a définitivement disparu, pour partir en quête d’un arbre vivant. Ted va rencontrer le Gash-pilleur, un vieil ermite aigri reclus dans sa cabane au milieu de nulle part, et découvrir la légende du Lorax, cette créature aussi renfrognée que craquante qui vit dans la magnifique vallée de Truffala et lutte avec ardeur pour la protection de la nature. Mais O’hare, le magnat de la ville et fournisseur unique d’air n’entend pas le laisser faire.

Le Lorax est un film inspiré d’une nouvelle du Dr Seuss, le « Françoise Dolto » américain, qui a bercé avec ses ouvrages éducatifs et amusants l’enfance de toute une génération de yankees joufflus . Encore de nos jours les adultes relisent les ouvrage de ce bon Dr à leurs bambins. Le Grinch qui a volé noël, ça vous cause ? Encore un livre du Dr Seuss.

Ce bon vieux docteur et son bestiaire

On retrouve entre ces deux oeuvres phares que sont Le Grinch et Le Lorax une constante : un personnage principal qui a fait les mauvais choix et finit reclu, hors d’un monde qu’il ne comprend pas. Et puis un jour un enfant, la pureté, vient le voir et lui parler. Le début de la rédemption et du pardon.
Vous trouvez ça mièvre ? Passez votre chemin , le Lorax n’est pas pour vous. Si par contre, comme c’est notre cas, cette histoire de seconde chance et d’acceptation de l’autre vous touche, vous allez sacrément aimer.

Car Le Lorax n’est pas juste touchant. Non il est en plus chargé d’un message écologique qui nous met le nez dans notre caca. Le fameux Gash’ pilleur, c’est la personnification de la société moderne, qui sans forcément penser à mal détruit tout sur son passage. Voir la grand-mère de Ted changer les couleurs d’un arbre artificiel (vert, jaune, marron, blanc) avec une télécommande pour remplacer les saisons fait sourire jaune. De l’air à vendre, de l’herbe synthétique, on est sous ces dehors de comédie en pleine dystopie (Soleil vert n’est pas loin).

Les enfants , le marchand d’air va passer !

Évidemment le film à l’intelligence de ne pas nous plomber le moral non plus. Avouez ce serait dommage de ressortir d’un dessin animé avec une envie de se pendre. L’œuvre originale du Dr Seuss avait pour vocation d’éveiller une conscience écologiste chez les bambins (les adultes d’aujourd’hui donc) certes, mais surtout de les divertir. Pour qui a été amusé par l’humour de Moi, moche et méchant, fait d’ absurde, et de personnages secondaires tordants, ils seront ravis de retrouver la même dynamique. Les minions sont remplacés par tout les animaux de la forêt, des oiseaux, aux oursons en passant par des poissons chantants.
Le film est aussi dynamisé par quelques chansons, dont on retiendra surtout celle qui permet de faire une ellipse entre l’arrivée du Gash’ pilleur dans la forêt de Truffala et l’aboutissement de son œuvre destructrice. Un morceau rock bien balancé( « How bad can i be ? » en V.O, traduisez par « qu’est ce que je fait de mal ? ») qui retranscrit bien notre tendance à dire « c’est pas de ma faute » face aux problèmes écologiques actuels.
Et puis il y a la chanson finale, elle pleine d’optimisme « let it grow » (« Laisse le pousser » en français…on parle de l’arbre hein je vous vois déjà penser à un jeu de mot douteux) . Une chanson qui permet de ressortir le cœur léger après s’être bien amusé, et avoir un peu réfléchit sur notre comportement passif face aux problèmes écologiques.

On a dit de laisser pousser ! Sinon le Lorax se fache !

Bref un dessin animé où vous pourrez emmener vos enfants…ce qui se fait rare, qui traite un sujet de société et les incite à réfléchir (encore plus rare) en étant drôle et optimiste. Le lorax sera de ces films de votre vidéothèque que vous pourrez vous passer les après midi pluvieux avec vos chouchous sous un plaid avec un chocolat chaud pour passer un bon moment. Et ça c’est bon !

Le Lorax, un film de Chris Adams avec les voix françaises de François Bérleand, Alexandra Lamy, Kev Adams
Au cinéma le 18 Juillet 2012

Pr Wicked

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