Bonnes B.O – Mauvais films. Le top des rencontres improbables

Ah les bandes originales… Rien de tel pour revivre un film dans sa tête que de se repasser sa musique pas vrai ? Oui mais que se passe-t-il si le compositeur qui s’y colle est plus doué que le cinéaste pour lequel il œuvre ? Hmmm ? Bonne question, non ? Et bien, sur le canap’ comme on aime remuer le couteau musicale dans le navet cinématographique, voilà notre liste des B.O. excellentes qui se sont perdues dans des films tout pourris. On n’est pas du genre à se moquer , ça se saurait !


Bodyguard (1992) I will always love you par Whitney Houston

« énaaaaaaaaaahiaaaaye , ouilolwéze loviouuuuuu ! »
Ah Whitney Houston en aura fait vendre du CD 2 titres avec sa complainte déchirante ! La B.O la plus vendue de l’histoire (mais ouais !) c’est bien celle de Bodyguard. L’histoire d’amour la plus cucul et clichée de la terre.
Jugez plutôt : Frank Farmer (je crois qu’il est américain…) appartient à l’élite des gardes du corps du pays. Il s’est interdit toute forme d’émotions susceptible de nuire à son efficacité (genre le moine shaolin quoi) .On lui propose un contrat pour la protection de Rachel Marron (Whitney Houston) comédienne et chanteuse menacée par un fan qui en veut à sa vie et qui lui envoie des lettres hostiles (genre  » je vais te tuer jusqu’à ce que tu sois morte« ). Frank finit par accepter à contrecœur. Et devinez quoi… PAF ! Ils tombent amoureux dis donc !! Ah vacherie, si je m’attendais à ça !

Le film recense tout ce qu’on peut compter de clichés possibles, du traumatisme crétin genre « j’étais de repos quand on a tiré sur le président c’est ma fauuuute ! » en passant par « je ne crois plus aux hommes, ils m’ont trop fait souffrir », jusqu’ à « attention petit garçon, je te sauve in extremis avant que la barque explose ! PLOUF ! BAAAM !» .

Attention elle le chauffe !

Et le coup du katana… Ce sabre si tranchant qu’un voile de soie qui tombe dessus se coupe en deux. C’est sans doute un effet cheap, mais c’est super sensuel apparemment parce qu’après ils sont tout excités ! Big up aussi à la cavalcade finale de Whitney vers les bras de Kevin qui se rend compte qu’elle est amoureuse juste avant que l’avion ne décolle ! Ouf, c’était moins une !

Batman Forever (1995) « Hold me, thril me, Kiss me, kill me » par U2 et Kiss from a Rose de Seal.

Après l’échec commercial du trop sombre Batman le retour, Warner donna un tournant plus « familial » à la franchise. Du coup c’est Joël Schumacher qui s’y colle. Et là, on ne sait pas quel sens Schumacher attribue au mot « familial » mais ça pique les yeux !
Visiblement le chef op’ et le décorateur ont eus pour unique consigne de mettre tout le fluo qu’ils pouvaient. Et ils ont réussis ! Du veeeeert pour l’homme mystère, du violeeeeet pour double face, Batman Forever c’est à tout les niveaux l’ outrance au pays du surjeu au bord de la rivière du mauvais goût.

Le film se regarde pour un Jim Carrey au début de sa carrière déjà géniale dans la folie et Tommy Lee Jones pour une fois dans autre chose qu’un rôle de grincheux. Mais quand même les gars… ce maquillage et ces costumes ? Quand on voit le potentiel de carrey dans Eternal sunshine of the spotless mind, ou The truman show, en faire ce bouffon atomique, quel manque de goût !
Bruyant pour rien, gesticulant histoire d’amuser les petits nenfants. Bref le début du massacre Schumacher sur la franchise Batman qui sera surpassé dans le ridicule par sa suite Batman & Robin.

Au milieu du film se sont perdus étrangement deux tubes :
« Hold me, thril me, Kiss me, kill me » par U2

et Kiss from a Rose de Seal

Que sont venus faire ces grands noms de la musique avec deux tubes qui resteront dans l’histoire au milieu de ce super- navet ? Mystère et bat-boule de gomme ! En tout cas le résultat est un gouffre abyssale qui sépare le film bien mauvais de sa musique excellente.

Armageddon (1998) I don’t want to miss a thing  par Aerosmith

Allons allons, ami lecteur. Ose nous dire en étant honnête que tu n’as jamais hurlé à ton volant ou tout seul chez toi en serrant les poings « I don’t wanna clooooose my eeeeeeeyes ! » avec des sanglots dans la voix ! hmmm ?! Ah mais quelle chanson puissante et magnifique ! Ces violons, la voix de Steven Tyler, la guitare de Joe Perry…et ce film de Michael Bay

A notre humble avis, la phrase « Armageddon est un bon film » devrait servir de test sur les détecteurs de mensonges : « Biiiiiiiiiiiiiiiip, system overload, mayday mayday ! »

Donc pour résumer, un astéroïde (genre de la taille du Texas et qui s’en fout que la terre soit sur son passage) a décidé de tout péter.
Adieu la terre, merci m’sieur dames. Heureusement, le gouvernement (main sur le cœur « oh oh say, can you seeeee » ) a une idée : envoyer des foreurs pétroliers sur l’astéroïde pour percer jusqu’ en son centre un trou et y placer une charge nucléaire qui fera péter le caillou. Comment ça n’importe quoi ? Ah commencez pas hein !
Bon là le Michael Bay il saute partout d’excitation, parce que les explosions et le patriotisme c’est grave sa came ! Alors les Etats unis qui sauvent le monde en faisant tout péter, pensez donc !

Raaah BOUM Pariiis ! Il est content Michael !

Tout n’est pas non plus à jeter, on sauvera notamment Steve Buscemi et Peter Storemare, tous deux géniaux dans le Fargo des fréres Coen, qui s’amusent ici comme des gamins dans un récréa Park. Malheureusement tous les acteurs ne sont pas de ce calibre. Et le couple désolant Affleck / Liv Tyler, est un désastre absolu.
Pour résumer c’est Poulpino et Poulpina qui s’aiment avec le charisme de deux bulots dépressifs. Bruce Willis n’est pas mauvais si ce n’est qu’il fait son Willis (le type cool, mais qu’on respecte avec son front plissé, son sourire en coin et son regard perçant. )

La vie amoureuse des bulots- sur Discovery Channel

On rigole une ou deux fois, on est un peu ému à la fin quand Bay sort l’artillerie émotionnelle lourde (ah, le papa héros qui sauve le monde, en confiant sa fille à son futur gendre…), mais surtout on se dit que plus patriotiquement démonstratif ça devient du film de propagande. Heureusement il y a Aerosmith qui nous a pondu pour le film une de ses meilleures power ballad ; Alors préparez vos cordes vocales, regardez bien autour de vous s’il n’y a personne…ok c’est bon, vous pouvez crier !

Wild wild west (1999) – Thème par Will Smith

Sans être une monstrueuse daube, et bien qu’il ait quelques passages divertissants, Wild wild west c’est avant tout Will smith qui fait son Prince de bel-air dans un western. Tout dans le style et le concept, rien dans le contenu.

Les quelques touches imaginatives ne compensent pas un scenario accablant tant il est vide . Bref Wild wild west, c’est le résultat de gros financier qui se disent qu’en jetant du pognon dans un film, ça en fera un bon film…ben non ! Les pauvres Kevin Kline et Kenneth Branagh font leur possible pour nous sauver du naufrage mais rien a faire on est perdu dans un gloubi boulga pseudo steampunk/ western/ buddy movies, qui veut tout faire à la fois et qui n’est rien au final. A voir aussi pour se souvenir qu’a une époque Salma Hayek faisait encore des films ! Si,si ! .

Donc là, l’araignée géante mécanique à vapeur attaque la ville du far west… Dites non à la drogue les enfants ! dites non !

Heureusement, le fresh prince est là, et sa B.O en reprenant le sample de I wish, le chef d’œuvre de Stevie Wonder dégomme tout sur son passage. Avec une flopée de guest stars, et une mise en scène cinéma pour le clip qui se la joue michael jackson (6 minutes avec une histoire et tout), Wild wild west enterre le film sur place. Allez avec moi :  « wiki wiki wiki wawa wesse ! »

Space Jam (1996) I believe i can fly par R.Kelly

Prenez un Michael Jordan à la retraite qui a besoin de pépètes, la Warner Bros qui aimerait relancer la carrière de Bugs bunny et des Looney toons, une publicité Nike qui met en scène les deux stars qui cartonne à la télé…secouez le tout, et vous obtenez la plus belle insulte qu’on puisse faire à la technique utilisée dans « Qui veut le peau de Roger rabbit. »

On vous précise que Jordan joue comme un flan périmé ou pas ? Non parce que bon un sportif quans ça cause, déjà que ça à l’air souvent neuneu, mais faites le jouer devant un fond vert et imaginez la prestation face à des partenaires imaginaires… Oui voilà…ça fait mal !

j’vais te dire daffy, en fait moi, je suis pas vraiment acteur ! Aaaaaah c’était donc ça !

Pire encore, même la folie des Looney toons est passée à la trappe. Ils sautent ils crient , en font des caisses, mais jamais on ne s’amuse autant que devant les dessins animés. Sans imagination, mal joué, et difficilement supportable pour les plus de 6 ans, Space jam ne vaut que pour sa chanson qui comme pour Armageddon vous a fait chanter très fort, avec un air très triste : « I Belieeeeve i can flyyyyyy !» . Sacré R kelly, quel lover quand même !

Esprits rebelles (1995) Gangsta’s paradise par Coolio

Ah ces histoires de profs qui vous sauvent des élèves difficile grâce à la culture, qu’est-ce que c’est beau ! Une histoire à la Cercle des poètes disparus, mais avec des « ouaich gros t’as vu ! » à la place des « oh capitaine mon capitaine ! » . Tout les ingrédients sont là i : la prof dure à cuire mais qui aime ses élèves, des jeunes à problèmes, des bastons, la prof qui jettent l’éponge, mais retenue par les élèves qui ont enfin compris que être intelligent c’est mieux que d’être illettré….

L’intention est bonne mais les sabots sont si gros, et les clichés si nombreux qu’on finit par être devant un film qui fait semblant de montrer des problèmes sociaux des enfants du ghetto mais qui en réalité est destiné à une jeunesse plus aisée à qui l’on sert des bons vieux clichés . Rien dans le film ne sonne vrai et on pourrait même si l’on est susceptible, le prendre comme une insulte à son intelligence.

Attendez les gars, j’ai un scoop : se taper c’est pas bien !

En revanche l’excellent et désormais trop rare rappeur Coolio, reprend le sample de Pastime Paradise de Stevie Wonder (tiens comme pour Wild Wild West !) et ça donne un Gangsta’s paradise qui à squatté les tops pendant un bon moment.

Daredevil (2003) Bring me to life par Evanescence

Pire que Ben Affleck dans Armageddon ? Ben Affleck ET Colin Farrell , dans Daredevil ! Le duo gagnant les gars, on le tiens ! Pas crédible une seconde dans le rôle d’un super héros (bravo au directeur du casting) Affleck est comme à son habitude comme perdu au milieu du film, ce qui est bien embarrassant vos l’avouerez pour un premier rôle de justicier charismatique à tendance pas très gentil des fois.

Daredevil c’est l’une des premières tentatives de Marvel d’adapter un de ses héros au cinéma, et la naissance fut douloureuse. Heureusement X- men était d’un bien meilleur niveau en 2000..
Il y a quelques bonnes idées visuelles comme les images qui montrent les sens de Daredevil, mais mon dieu ce casting… Dire que Farrell surjoue tiens de l’understatment. Non, là il serait plutôt comme un gamin à qui on aurait peint une cible sur le front (va ne pas être ridicule avec ça toi) et qui ferait « Raaahahah je suis le méchaaant ! et je suis fouuu !« 

Houuu il est méchaaant !

Malgré quelques scènes d’action réussies, la majorité reste noyé sous des effets spéciaux peu convaincants qui casse le reste du peu de crédibilité du film. Chez Marvel, ils veulent en faire un reboot, et pour celui là, ça va être dur de faire pire .

Vous ne vous en souvenez peut être pas mais « Bring me to life » de Evanescence était la B.O de Daredevil ! Ben ouais ! C’est vrai qu’avec son côté néo gothique et son esthétique nuit bleuté on croirait que c’était pour Underworld, mais non !

Il yen a a quelques autres qu’on à laissé de côté car soit la chanson n’était pas assez bonne ou le film pas si mauvais. Et puis il ya ceux qu’on a complétement oubliés.
Voilà bien la marque de tout ces mauvais films aux bonnes B.O : Un morceau dont on se souvient, et un film qu’on a préféré oublier. Une histoire de mémoire sélective en sommes.

Pr Wicked

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2 réflexions au sujet de « Bonnes B.O – Mauvais films. Le top des rencontres improbables »

  1. On peut noter aussi que dans la BO du très mauvais Batman & Robin il y a quand même the Smashing Pumkins, et l’excellent « The End is the Beginnings is the End ».

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