Détention – File dans ta chambre !

Détention est un film qui surfe sur la vague plus que rôdée des méta films pour jeunes, construits sur des références ultra codées destinés à un public avec qui on joue la carte de la connivence sur une culture commune. Viennent à l’esprit les « Scream » , « Scott Pilgrim » ou dernièrement « Tucker & dale fightent le mal ». Ici c’est la version MTV décérébrée de la chose. Volontairement outrancier et faisant fi de toute logique pour appuyer sur le côté « on est djeunes on s’éclate, fuck yeah !! », Détention est plus brouillon que délire, plus vulgaire que drôle, et plus agaçant qu’amusant.

Synopsis : Adolescente paumée, Riley tente de survivre à la pression quotidienne d’un lycée complètement azimuté et frappé par un tueur tout droit échappé d’un authentique slasher. : Cinderhella 2. Mais l’établissement recèle aussi d’autres secrets…

N’allez pas croire qu’on est des vieux grincheux qui n’aiment pas délirer, bien au contraire, vous commencez à nous connaître ! Dans le genre gros n’importe quoi débile qui nous fait mourir de rire, on adore les Y’a –il un flic…, ou La cité de la peur et la folie de Tenacious D c’est tout ce qu’on aime.. Mais Detention n’est pas un grand n’importe quoi assumé. C’est un gros bordel qui part dans tout les sens et essaie de nous faire croire que c’est justement ça qui est cool, délire, top hypra fun ! Un peu comme une chambre d’ado quoi…

Amis poètes bonjour, on est jeunes et destroy !

Joseph Kahn oublie une chose fondamentale : si l’on veut axer son film sur les références culturelles précises d’une génération, il ne faut pas en oublier pour autant d’avoir un contenu, histoire de ne pas perdre les spectateurs hors cibles au bout de 5 minutes. C’est ce que faisait les Scream, ou Tucker & Dale fightent le mal par des petites touches qui incluaient même les néophytes. Detention lui vous fait vous sentir comme un extra terrestre si vous n’avait pas 16 ans et que vous ne dépassait pas les 3000 tweets/jour. Attends trop un boloss le daron !

A les voir si vides et agaçants, on comprend pourquoi ils vénèrent les 90’s …

Pourtant, par moments on s’amuse vraiment. Surtout à partir de la dernière demi heure en fait. Il y a soyons honnêtes de belles idées visuelles qui ponctuent le film, écrans dans l’écran ou plans séquences sympas. Même si on est pas tout le temps fans des écritures sur l’écran à outrance façon texto, il y a tout de même des trouvailles sympas.
Mais devoir d’abord passer par une heure de vannes ultra calibrées teenage 2.0 , nous à gâcher le plaisir. Une heure pendant laquelle le film ne sait pas ce qu’il veut être. Une parodie de slasher (comme la bande annonce à choisit de nous le montrer), une chronique barrée de la vie d’un lycée, ou un hommage aux années 90. C’est au final un grand fourre tout.

xptdr, mega lol et lmfao ! tu comprends pas ? t’es trop 2005 ! marrant un moment mais a force ça fout la migraine, comme une conversation avec un ado en fait…

Passé ce long moment assez pénible, on arrive sur un bon délire de science fiction avec enjeu de fin du monde, voyage dans le temps et échange de corps et là on arrive enfin à s’amuser.
Ceci laisse supposer que Joseph Kahn avait donc une fin pour son film et a chercher à  bourrer le reste de tout ce  qui lui passait par la tête et qui l’amusait.

Ereintant dés ses premières minutes de plans saccadés à la moulinette fluo, Detention essaie bien trop fort et bien trop longtemps d’être ultra tendance. Mais avec 90% de références et 10% de scénario, il est surtout très  vide. Scream 4 taillait un costard jouissif à cette jeune génération hypra connectée, Tucker & Dale montrait les influences de la culture des films d’horreur sur cette même génération dans une comédie sombre. Detention lui est une déclaration d’amour à cette génération présentée comme principalement débile, et apparemment c’est ça qui est trop cool.

Dialogue avec la caméra, BITCH en gros l’écran , vous avez le ton dés le premier plan

Vous connaissez l’histoire de l’oiseau qui à force de voler en cercles de plus en plus petit finit par rentrer dans son propre cul ? C’est le stade encore après celui du serpent qui se mord la queue. Et bien en voici la version cinéma cinématographique. Le méta film de trop qui va un cran au dessus des autres mais fait penser à une chambre d’ado en bordel. Une private joke d’une heure et demie qu’on risque de ne pas comprendre si on regarde le film sans des potes et sans alcool. Ça fait beaucoup de condition

Detention un film de Joseph Kahn Avec 
Josh Hutcherson, Dane Cook, Spencer Locke
Le 08 Août en DVD et Blu ray

Pr Wicked

Dans la même Galaxie
Saga Scream
Tucker & Dale fightent le mal
La cité de la peur

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