Expendables 2 – They’re back !

Autant vous le dire d’emblée ce ne sera pas le plus intellectuel de nos papiers. Tout comme The Expendables 2 de Simon West (Les ailes de l’enfer) n’est pas un joyau de mise en scène cérébral.
En revanche le film est tout ce qu’on pouvait en attendre après un Expendables 1 au concept prometteur mais qui atteignait trop vite ses limites. Dans ce second volet West pose ses …sur la table,et envoie du bois avec un second degré et une joie de gamin non dissimulé à tout faire péter à l’écran. Une joie communicative partagée par les papys de l’action, bourrée de clin d’oeils à nos films préférés des années 80 qui va enflammer plus d’un ado attardé dans les salles de cinéma !

Synopsis : Lorsque Mr. Church engage Barney Ross, et ses expendables pour récupérer une mallette secrète, l’opération semble facile. Pourtant les choses tournent mal. Vilain, un terroriste et son équipe cause un tort irréversible à l’équipe. Bien qu’en territoire hostile, les Expendables vont semer le chaos chez leurs adversaires, et se retrouver à tenter de déjouer une menace inattendue – cinq tonnes de plutonium capables de modifier l’équilibre des forces mondiales.

Que ceux qui avaient été déçus par Expendables 1 (et ils sont nombreux, et on en fait parti) se rassurent. Ce premier film peut être considéré comme un brouillon de ce qu’avait en tête Sylvester Stallone quand il a réuni tout ses potes gros bras des films d’actions.
Le film capitalisait déjà sur la joie de rassembler une multitude d’ acteurs d’actions dans un même film, histoire de ravir les fans du genre. Par contre il laissait complétement de côté l’aspect nostalgique de la chose. En effet dans le premier les vétérans Schwarzy et Willis ne faisaient qu’une fugace apparition.

3 héros, 3 générations. Expendables 1, bonne idée, mais film inabouti

Mais Expendables 1 était surtout transgénérationel. Des papys des années 80 (Stallone, Lundgren, Eric Roberts) ; des héros d’action des années 90 (Jet Li) et des années 2000 (Jason Statham). Apparemment ce n’est qu’après coup que Stallone a entendu dire partout « Quel dommage que Willis et Schwarzenneger n’aient pas de vrais rôles ». Et oui, ce qui nous aurait fait vibrer c’eut été un bon film bien musclé bien 80’s avec nos papys préférés ! Réjouissez vous, donc, car c’est à la lettre ce qu’ Expendables 2 est : un gros kiff bien bourrin, hommage aux films d’actions de notre enfance (enfin si vous êtes nés entre 1980 et 2000).

Aux commandes Simon West, autrement appelé Mr « Les Ailes de l’enfer », avec Nicolas Cage et Steve Buscemi, son premier film, modèle de grosse action matinée d’humour, à coup de ralentis sur fond d’explosions.

Les ailes de l’enfer, on ose vous le confesser, on s’éclate devant ce film. Cours au ralenti Nicolas !

Le bougre n’a pas fait grand chose depuis ce film de 1997, si ce n’est Tomb Raider (2001). En fait Simon West est né dans la mauvaise décennie. Il aurait été parfait à la réalisation de film avec Chuck Norris ou Van Damme. Ceci n’a pas échappé à Stallone, et le résultat envoie du lourd, du musclé, de la première à la dernière scène. Tout simplement jubilatoire.

West est comme nous. Il a grandi devant Terminator, Rambo, Rocky, Predator, Piége de cristal, Universal soldier, ou Demolition Man. Ceux là et toutes les séries B qui furent produites entre début 80 et fin 90. Et comme nous il a enmagasiné citations, situations, phrases cultes et comportements typiques de ces films. Toute cette sous culture, West l’a digérée, en a retenu l’essentiel et suit alors scrupuleusement le cahier des charges des incontournables d’un bon film d’action: Un héros vraiment gentil, un peu rude, qui ne cherche pas les histoires et qui, face à un traumatisme (ici, la mort d’un Expendable) décide que « cette fois ça va chier ». Au programme aussi, une foultitude de one liners, ces petites vannes qui ponctuent l’action avant le massacre, ou après avoir dérouillé un méchant. On n’en avait pas eu autant depuis Demolition man. Niveau méchant c’est aussi un méchant ultra 80, c’est à dire européen (Jean claude Van Damme délectable et détestable) qui veut voler du plutonium. West n’y va pas par quatre chemins, il s’appelle même « Vilain » (et ouais les mecs ! Vilain quoi !). Plus cliché tu meurs, plus kiffant tu peux pas !

le méchant s’appelle « Vilain »… ça s’invente et c’est genial. JCVD tient un de ses meilleurs rôle.

En plus de ce gros kiff bien bourrin qui s’assume, Expendables 2 a l’intelligence, contrairement au premier opus, de prendre le temps de nous parler de ses personnages avec nostalgie. Il insiste sur la balourdise de Lundgren qui échoue dans à peu près tout ce qu’il entreprend de non bourrin. Il souligne la vieillesse de ses protagonistes en les montrant fatigués, fourbus. Le passage dans la ville déserte, réplique délabrée d’une ville américaine des années 50 est à ce titre la partie la plus intéressante du film. Les légendes vieillissantes et fatiguées du cinéma américain mises en scène dans un reliquat de l’ex grandeur américaine, Ô mise en abîme. Et là dedans qui débarque tel un cow boy dans la ruelle déserte ? Chuck Norris lui même ! Autre légende vieillissante culte, au sommet de l’auto parodie : casquette en guise de stetson, musique de western culte, démarche au ralenti dans la fumée. Alors quand Norris nous envoie lui même un Chuck Norris fact dans les gencives, là on est au bord des larmes de joies.

Norris au sommet de l’auto parodie. Plaisiiir.

Couronnez le tout par des morceaux de bravoures de folie et vous comprendrez pourquoi on ne s’était pas autant éclaté devant un écran de ciné depuis Les Avengers. Expendables 2 n’est pas si loin que ça de Hot Fuzz dans le délire d’action second degré assumé.

Terminator, Rambo, et john Mac Clane, canardent côte à côte en s’échangeant leur répliques cultes. On est à deux doigts de crier au génie !

Un seul mot donc : ENORME !!! ,Le blu ray d’ Expendables 2 sera à ranger directement entre nos VHS usées jusqu’à la corne de Demolition Man et de Rambo. Simon West a digéré tout ce qui faisait le fun des films de cette époque et en redonne l’essence, sur un mode second degré bourré de répliques cultes. Un film tout simplement jubilatoire, à défaut d’être cérébral, ce qu’il ne prétend être à aucun moment. La mission est accomplie, West a ressuscité les héros de notre enfance. Plaisir de gamin, joie d’adulte. Bonheur.

The Expendables 2 avec Sylvester Stallone, Jason Statham, Arnold Schwarzenegger, Bruce Willis, Dolph Lundgren, Chuck Norris, Jean claude Van Damme

Pr Wicked

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