James Bond contre Dr No – Les bases du mythe

Un James Bond, c’est quoi ? De la classe, de l’humour, une menace internationale, si possible des fusées ou des missiles, un méchant dans sa base secrète, des belles nanas, et bien sûr des gadgets. Le cahier des charges reste invariablement le même depuis 50 ans. Dés le premier film tout les éléments sont là, posant les bases d’une mythologie qui s’appuie sur les romans de Ian Fleming. Pourtant si tout est là, le premier Bond est aussi le moins spectaculaire. En avant donc pour la toute première incarnation de 007 par Sean Connery. Son nom ? Bond… James Bond


Synopsis : Le chef des services secrets de Sa Majesté britannique, « M », envoie en mission à la Jamaïque l’agent spécial 007, James Bond, enquêter sur la disparition d’un de ses collègues. L’espion va affronter la puissance maléfique de Spectre, organisation criminelle qui vise à la domination du monde, personnifiée par le redoutable Dr No

 

Terence Young, ursula Andress, sean Connery sur le tournage en Jamaïque

Dr No, le roman de Fleming, n’est pas le premier de la série. Ce mérite revient à Casino Royal en 1953. Adapté sous forme parodique en 1967 avec David Niven dans le rôle de Bond (version qui inspira les Austin Powers), il faudra attendre 2006 pour que ce roman soit adapté fidèlement. Le roman Dr. No fut choisi pour devenir le premier film de la franchise simplement parce qu’il possédait des avantages majeurs en termes de production : une intrigue classique et simple, un lieu de tournage unique (la Jamaïque) et une seule grosse séquence avec effets spéciaux. De quoi réduire les coups en étant fidèle à l’esprit des romans.

Un logo et une musique culte

Dés le générique du début la patte Bond est là, avec la silhouette de Bond dans l’obturateur qui se couvre de sang tandis que débutent les cuivres du thème de John Barry qui en était au début de sa carrière. Un coup de maître que ce thème musical qui est sans doute l’un des plus grand jamais écrit.

Pourtant si tout l’esprit de la franchise est là dés le début, comparé aux nombreux autres opus, il pourra sembler mollasson. Très peu d’action, aucuns gadgets, James Bond contre Dr No est d’avantage un film d’espionnage à l’ancienne que le mélange d’action et de d’humour que seront les autres Bond. Regarder le film avec 50 ans de recul est une expérience très intéressante quand à l’évolution du personnage et de la licence. Ici, le seul « gadget » confié à James en début de mission est son bon vieux Walter PPK, alors qu’il ne jurait avant que par son Berreta. Les stratagèmes pour intenter à sa vie eux se limite à une mygale et une poursuite en voiture. On est loin de Goldfinger qui arrivera pourtant 2 ans après.

Vraiment, James, il te les faut toutes !

Dans Dr No , Bond enquête plus qu’il ne se bat, tâtonne plus qu’il ne déjoue des complots, et se fait même parfois avoir comme un bleu. Mais cela n’empêche Sean Connery (30 ans à l’époque) de lui insuffler déjà tout son charisme et son sex appeal.
C’est à lui que toute la franchise doit son succès. Dés la première scène, cet ancien Mr Univers , crame littéralement la pellicule en allumant sa cigarette avec son sourire en coin à une table de Casino, tandis qu’il décline son nom. « Bond, James Bond ». Trois mots qui collent invariablement la chair de poule tant ils témoignent de la naissance pure et simple d’un mythe. En un film Sean Connery entre dans la légende par sa classe.

« The name is Bond…James Bond »… Et vous avez le droit de tomber amoureuse…

Comme le disait Hitchcock, pour avoir un bon film il faut un bon méchant. Le rôle du sombre Dr. No fut initialement proposé à Christopher Lee, puis fut finalement confié à Joseph Wiseman. C’est Ian Fleming lui-même qui proposa Christopher Lee, son cousin, dont le personnage de Fu Manchu l’avait inspiré pour créer le Dr. No. Même si Joseph Wiseman est bien moins mémorable que Donald Pleasance dans « On ne vit que deux fois », il incarne parfaitement la froideur mégalomaniaque qui fait la grandeur des méchants de la franchise, dans sa base secrète avec ses mains mécaniques.

Attention, si vos enfants vous demandent un aquarium, ils risque de finir en méchant dans James Bond !

Et puis il y a les Bond girls… Si Dieu créa la femme, Ursula Andress créa la Bond Girl ( et pas mal de fantasmes). Une silhouette qui sort de l’eau, un bikini blanc, et c’est encore une scène mythique du cinéma qui se joue devant nous.

Il n’y a qu’une créature pareille qui puisse porter le nom « Ursula » avec classe…

Au final, James Bond contre Dr No est plus une enquête de privé que le concentré d’aventure et d’action que sera la franchise par la suite. Comparativement à tout ce qui suivi le film semble bien calme, mais la légende doit bien commencer un jour, et rétrospectivement regarder Dr No rappelle que Bond n’a pas toujours été « Bond », chose fascinante. A voir absolument pour Sean et Ursula et la naissance du mythe.

James Bond contre Dr No un film de Terence Young avec Sean Connery, Ursula Andress, Joseph Wiseman
Disponible en blu ray et DVD

Pr Wicked

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