Goldfinger – L’âge d’or de Bond

Ce troisième Bond arrive en 1964. Réalisé par Guy Hamilton qui prend la suite de Terence Young, S’appuyant sur les bases de la mythologie naissante de la série, Goldfinger fait figure de modèle dans la franchise Bond. En effet rares sont les opus à atteindre un tel équilibre entre aventure et sophistication élégante. Une réussite qui tient aussi et surtout au fait que Bond a un ennemi enfin à sa hauteur qui lui en fera baver . Plus d’enjeux qui contrastent avec ceux un peu trop faibles des deux premiers films ( Dr No, Bons baisers de Russie ). Goldfinger ou quand James devint Bond.

Synopsis : L’agent secret 007 est chargé d’enquêter sur les revenus d’Auric Goldfinger. La banque d’Angleterre a découvert qu’il entreposait d’énormes quantités d’or, mais s’inquiète de ne pas savoir dans quel but. James Bond découvre qu’il s’agit en réalité des préparatifs du « crime du siècle », dont les retombées pourraient amener le chaos économique sur les pays développés du bloc Ouest…

Le mot qui pourrait suffir à résumer Goldfinger c’est sophistiqué. Dans tout les sens du terme. Un degré de sophistication inédit dans les deux premiers films qui est présent ici dès le générique du début.
Goldfinger est en effet le premier film à bénéficier du désormais incontournable générique à silhouettes charnelles au son d’un titre pop. Shirley Bassey prête sa voix à ce qui reste à ce jour la plus envoutante des chansons d’ouverture d’un James Bond. Des extraits des trois premiers James Bond projetés sur un corps de femme peint en or. Sexy, captivant, inoubliable .

Simplement culte

Ce n’est pas Bond qui est classe… C’est la classe qui est Bond !

Le raffinement de Goldfinger passe aussi par la garde-robe de Bond à faire pâlir les plus rich des taylors. Le ton est donné là aussi dès le début. A peine a-t-il plastiqué une usine, que James enlève sa combinaison de plongée pour laisser apparaitre un smoking blanc impeccable. Quant à son costume trois pièce qu’il porte même en captivité il est tout aussi somptueux. C’est là, dans Goldfinger, que les producteurs ont décidés de faire de la série un must absolu en matière de mode masculine et féminine. Objectif atteint .
Raffinement et luxe aussi dans le choix d’attribuer à Bond non plus une Bentley, mais sa fameuse Aston Martin, bien plus sportive et si classe. On vous le disait dans notre article sur le film, c’est dans Bons baisers de Russie qu’apparut le premier gadget de 007. L’Aston Martin est l’occasion de passer la vitesse (huhuhu) supérieure en matiére d’équipement et là aussi de sophistication. Vitres pare-balles, carrosserie blindée, plaques minéralogiques rotatives, clous largables sur la route , radar, lames pour crever les roues des autres voitures…, et le siège passager est éjectable. Ce n’est plus une voiture c’est une fusée. Même dans la manière de tuer, Goldfinger présente des méthodes d’une rare sophistication : tuer une femme en la recouvrant d’or avouez que c’est la classe quand même ! Et ce laser qui menace de couper James en deux . Tellement plus élaboré qu’un simple revolver !

Goldfinger menaçant d’emasculer le plus obsédé des agents secrets… Symboles, symboles.

Mais Goldfinger n’innove pas uniquement par sa volonté à installer un nouveau standard de raffinement dans la série. Il est aussi le premier où l’on sent Bond vraiment pris de court et menacé. Un sentiment dût à non pas un mais trois ennemis : Goldfinger, Pussy Gallore la pilote d’avion, et OddJob, le coréen muet. Cette fine équipe  apprendra à James qu’il souffre d’un grave excès de confiance en lui.
Scène emblématique d’un Bond mis en déroute, la poursuite où fort de sa super-voiture, 007 se plante malgré tout comme un pingouin bourré à cause d’un miroir qui lui a fait croire qu’une voiture arrivait en face. La honte James ! C’est que en face Auric Goldfinger joue à armes égales, car passionné de gadgets technologiques aussi. Une table de démonstration rotative, un laser pour torturer, un sol escamotable, c’est fou comme c’est joueur un hollandais braqueur de banque. Joueur et cruel. Le mythique « Vous éspériez que je parlerai ? » « Non Mr Bond, j’espère que vous mourrez ! » restera comme un symbole indélébile d’un des meilleurs méchants en 50 ans de Bonds. Tout aussi mythique Oddjob ,colosse lanceur de chapeau fatal aussi muet qu‘impitoyable.

Attention cet homme lance son chapeau…non on ne rit pas !

Et puis il y a Pussy Galore… traduisez « Abondance de chouchoune » (« c’est mon jour de chance » répondra cet obsédé de James, avec une bosse dans le pantalon).
Goldfinger passe un cap supplémentaire dans le machisme évident du personnage, déjà bien amorcé dans Bons baisers de Russie. Rendez vous compte,

Au moins le message est clair …

Pussy Galore trahira Goldfinger, car prise de remord après que James lui ai fait son affaire… Un sacré coup ce james ! Une culbute et paf, elles reviennent à la raison !
Tout comme dans le second film, Goldfinger s’intéresse plus à installer des images marquantes que de la logique. Il en résulte un surréaliste chapeau tueur mémorable et une silhouette dorée allongé sur un lit qui fait parti de la légende du cinéma. 

surréaliste mais instantanément culte

Il aura fallu à Bond trois films pour arriver à sa forme définitive. Goldfinger est un James Bond au sommet de son raffinement et de sa sophistication . Bardé de gadgets, d’images mythiques, de sexualité débordante, de costumes raffinés et de dangers insoupçonnés. C’est la quintessence de Bond tel qu’il est ancré dans l’inconscient collectif… Sublime, iconique, séminal, s’il ne devait en rester qu’un ce serait celui là.

Goldfinger un film de Guy Hamilton, avec Sean Connery, Gert Fröbe, Honor Blackman

Pr Wicked

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