Les diamants sont éternels – Le Bond de trop

Ce dernier Bond de Sean Connery date de 1971, soit 4 ans après la derniére incarnation de 007 par l’acteur emblématique du rôle . Un très long délai le sépare de On ne vit que deux fois comparé au rythme des films précédents, dû à la décision initial de Connery d’arrêter la série en 1967. Les diamants sont éternels pâtis de la lassitude et du vieillissement de l’acteur, d’un scénario ultra mou, de méchants ridicules, et d’un ton incertain entre aventure et parodie. Triste sortie de la franchise pour Sean.

Synopsis : James Bond se lance à la recherche d’un trafiquant de diamants, à Amsterdam, et se retrouve face au terrifiant Blofeld.N°1 du Spectre. Ce dernier est en passe de finir la construction d’un gigantesque laser d’une puissance terrifiante, à l’aide de tous les diamants qu’il a rassemblés, pour détruire Washington.

Après On ne vit que deux fois, Sean Connery avait annoncé quitter le rôle de Bond. Deux ans plus tard, en 1969, c’est le jeune Georges Lazenby qui incarna 007 dans Au service secret de sa majesté. Mais Lazenby en conflit avec la production déclara ne jamais plus vouloir incarner 007 malgré son contrat l’engageant pour 6 films supplémentaires. Coup dur et panique à EON Production, il fallait recommencer à chercher un nouveau Bond. United Artist qui distribuait le prochain Bond insista pour avoir de Nouveau Sean Connery à tout prix. Le prix fut 1.2 millions de livres sterling (soit 20 millions aujourd’hui), et Connery revint dans le rôle qu’il avait juré d’ abandonner. Voilà comment un opus sans Connery s’intercala entre On ne vit que deux fois et Les diamants sont éternels.

Georges Lazenby, l’homme qui refusa d’être Bond

Revenir pour un gros chèque n’est pas ce que fit de mieux Sean Connery, car il nous offre ici sa pire interprétation d’un personnage qu’il avait sublimé dans Goldfinger. Suite au demi échec d’ Au service secret de sa majesté, la production appela Guy Hamilton à la réalisation, lui qui avait réalisé avec brio Goldfinger. Mais Les diamants sont éternels, loin de renouer avec la légende, la ridiculise.
On est tout d’abord marqué par le visage vieillissant de Connery. Il fait partie de ces acteurs qui à 30 ans ont une classe folle, de par leur maturité, mais qui très vite ont l’air vieux (Comme Simone Signoret qui a toujours eu l’air vieille). Même sans dire un mot, il n’est plus crédible dans le costume de 007. Pire, le rôle est extrêmement mal écrit. Pas de vannes, ou si peu, quasiment aucune séduction, et un enthousiasme qui frise le néant. Bref, papy Sean est là pour l’oseille et ça se sent !

Mon nom est Bond, Arthur Bond, je suis le papa de James…

Quoi de pire qu’un personnage décevant ? Une histoire mollassonne. Il n’y a pas que les diamants qui soient éternels… il y a aussi le démarrage de l’intrigue. Une heure, soit la moitié du film, voilà le temps qu’il faut pour que Bond arrête de suivre placidement une valise de diamants, sans rien faire et décide enfin de passer à l’ « action ». On a connu Bond plus entreprenant. Vous avez noté les guillemets autour de action, pas vrai ? C’est parce que voyez-vous, on est bien plus proche de la parodie d’action que des frissons que nous provoquent invariablement l’attaque du cratère de Blofeld dans On ne vit que deux fois. Quand le film se décide à nous donner un peu d’action ça donne Bond ridicule dans un engin spatial qui ressemble à un gros jouet , et qui l’échange contre un mini quad où ses genoux lui arrivent aux épaules…Bref une catastrophe.

Attention James à piqué le Quad de son neveu ! Oh, Sean… vraiment ?

On sent bien l’envie de la production de jouer encore une fois sur la peur de la guerre froide, des satellites et de la course à l’armement spatial, avec ce decor lunaire, mais la thématique en 1971 s’essouffle d’elle-même, ce décor sort de nulle part et faute de vision de grandeur comme dans On ne vit que deux fois.il tombe à plat.
La scène finale est une parfaite illustration d’un film qui ne sait pas où il va. Alors qu’on s’attend au morceau de bravoure final, on nous sert un moment comique où Blofeld se fait balancer dans son sous marin au bout d’une grue en hurlant de rage, et une ravissante idiote qui tombe dés qu’elle tire un coup de feu. Là encore l’assaut final d’On ne vit que deux fois est bien loin.

Hiiiiiiiiiiii , et puis plouf dans l’eau. C’est un final épique ou une comédie ? Ni l’un ni l’autre

Un bon Bond c’est aussi des méchants emblématique. Et là aussi fiasco total. La menace qui plane sur Bond est incarnée par deux hommes de mains au look pathétique, qui s’échangent ce qu’on devine vouloir être des bons mots. N’est pas Tarantino qui veut pour faire de dialogues de gangsters des moments brillants. On n’oubliera pas non plus les deux gymnastes qui tiennent lieux de gardiennes de prison, qui dérouillent 007 à coup de saltos. Ça se veut sexy, mais on frise le ridicule.

Attention James ! Pipo et mollo sont à ta recherche !

Quant à Blofeld, on touche le fond. Nous mettre en scène le n°1 du SPECTRE travesti en femme pour sortir incognito d’un casino, est déjà ridicule, mais qu’il garde en plus son chat angora si reconnaissable dans les bras à ce moment-là il fallait oser ! Trés incognito…

Blofeld … Tuez nous tout de suite…

Les diamants sont éternels est définitivement le Bond de trop pour un Sean Connery qui incarnera à jamais le Bond des 60’s mais ne parvient pas à franchir le cap des années 70. Sans classe, sans rythme, ce 7éme opus de Bond essaie de garder la tête hors de l’eau en s’agrippant aux recettes d’une gloire fanée, pour s’achever dans une bouffonnerie qui cherche sa place entre comédie et action. La crise de la franchise venait de commencer et Bond ne retrouvera sa superbe d’antan que bien plus tard, avec l’arrivée de Pierce Brosnan, seul à réunir l’humour, nonchalant et le sex appeal de sean Connery. Mais ça, c’est une autre histoire.

Les diamants sont éternels un film de Guy Hamilton, avec Sean Connery, Charles Gray, Bruce Glover

Pr Wicked

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