Dredd – Dredd is not dead

Mon dieu qu’on s’en est moqué de ce film depuis l’annonce du remake du navet des années 90 avec Sylvester Stallone ! Bien mal nous en a pris, car ce film de clôture de l’étrange festival 2012, non seulement n’est pas mauvais, mais il est au contraire extrêmement fun et second degré. Parsemé de petites répliques délectables, doté d’un duo de justiciers à l’ancienne, Dredd envoi du gros bourrin qui tache mais d’une manière si assumée 100% comics qu’il en est délectable. Avec en prime un côté action 80’s évident se laisser entrainer dans ce jeu video débridé est tout simplement jouissif. Et nous, on n’est pas du genre à bouder notre plaisir !

Synopsis : Dans une mégalopole ultra violente qui est tout ce qui reste de l’humanité, la police a une section spéciale : les Judges. Ceux-ci ont le pouvoir de juger, d’emprisonner et d’exécuter tous les individus identifiés comme des possibles criminels. Dredd, le plus incorruptible et impitoyable des Judges a pour tache de former une rookie et l’emméne sur le terrain. Leur intervention portera sur 3 mort violentes dans une tour contrôlée par le gang impitoyable de « Ma-Ma » Madrigal. Les portes se referment sur eux, la lutte commence.

Pour vous expliquer pourquoi on a autant aimé ce film, alors que vous risquez de lire prochainement des horreurs dessus, c’est parce qu’on a eu l’impression d’être devant un comics. Il faut bien comprendre une chose : Dredd vise à être avant tout l’adaptation fidele du comics dont il est l’adaptation. Un comics ultra violent, au héros patibulaire dans un décor post apocalyptique face a des vilains affreux. Un cadre ultra stylisé avec des personnages exagérément caricaturaux qu’on ne peut réussir à adapter au cinéma que d’une manière : embrasser son sujet à bras le corps et l’assumer à 100%.
Dredd a donc, comme dans les comics, la bouche exagérément tirée vers le bas façon « super pas content qui va te défoncer ta race », une démarche de Terminator, et une voix volontairement très grave. Karl Urban (Les chroniques de Riddick, Star trek, Le seigneur des anneaux) dit « le caméléon » peut décidément tout jouer avec conviction. Ma-ma, la super méchante est elle une sadique tout aussi caricaturale, avec son attitude de psychopathe,son visage balafré, et ses sentences impitoyables.

un rictus 100% exagéré fidèle au comics

Les affrontements aussi collent à l’esthétique comics et on nous offre une collection de flingues plus gros et improbables les uns que les autres, avec à la clé des fusillades dantesque. On n’avait pas vu autant de béton volé au ralenti sous des rafales de mitraillettes depuis Matrix, modèle d’inspiration de l’esthétique bande dessinée. Quant à l’hémoglobine, on est là aussi dans l’exagération excessive, avec des plans particulièrement sanglants. Preuve ultime de cette volonté de nous offrir un comics sur grand écran, ces moments en ultra ralentis, (illustrant les effets de la drogue Slo-Mo, pour slow motion) qui prennent des allure de cases de comics tant l’image est quasi figée, et ultra retouchée.

Aussi violent, graphiquement sophistiqué et figé qu’une case de comics. Excellente idée

Et non seulement Dredd est un pur comics dans l’âme (donc forcement on aime) mais il est tout autant un film d’action très 80’s. On en retrouve en effet l’humour sous jasent, très second degré de l’époque. Une idée très futée qui  permet de s’amuser et non pas de soupirer devant cet ambiance archi caricaturale. Pete Travis (à qui l’on doit le plutôt bien fichu Angles d’attaque en 2008), prend ainsi juste ce qu’il faut de distance avec le sujet pour nous faire comprendre qu’on est là pour se marrer, sans pour autant faire du film une bouffonnerie .

Cet humour passe avant tout par la très bonne idée d’adjoindre à l’ultra froid Dredd une binôme, Cassandra Anderson, qui elle est à l’opposé, complètement dans l’empathie, du fait qu’elle est télépathe. Le jeune rookie pleine d’empathie qui doit collaborer avec la machine à tuer, c’est un tandem qui n’est pas sans nous rappeler John Connor face au terminator en train de lui apprendre à s’humaniser dans Terminator 2. Des films d’action des années 80/90, on retrouve aussi une ribambelle de répliques là encore intentionnellement clichées et donc jubilatoires. « Judgment time », « Negociation is over », « The sentence is death », autant de one liners qu’on peut replacer avec délectation et voix grave dans des conversations, à l’image de ce bon vieux « yippikaye mother fucker » de John Mac Clane ou du « hasta la vista baby » du Terminator.

L’emphatique et le renfrogné. Excellent

La reprise exacte de la scène de Robocop où le justicier colle une balle dans la tête à un lascar qui tient une femme en otage n’est qu’une preuve supplémentaire de cet hommage aux films d’action des années 80.
Cerise sur le gâteau, la B.O est délicieusement composé au synthétiseur, ce qui nous rappelle furieusement les B.O légendaires de Mr John Carpenter dont le New York 1997, et le Ghosts of Mars nous viennent souvent en tête face à ce justicier solitaire en prise avec des malades mentaux.

Un justicier de la post apocalypse. Snake Plissken ? Non Dredd

Dredd est donc une réussite totale si tant est qu’on le prenne pour ce qu’il est : un comics assumé, piochant allégrement dans les bonnes vieilles recettes des films de genre et d’action des années 80.
Avec des visuels à la Matrix, de l’humour à la Die hard, un monde apocalyptique à la New York 1997, et une intrigue à la The raid. Même s’il n’a pas la prétention d’égaler ses modèles, Dredd nous délivre ce pour quoi il a été fait : un grand moment de fun bourrin, sanglant et ultra jouissif. Beaucoup le verront comme un nanar infâme (on vous pari que Télérama n’aimera pas…). Nous on a juste pris un pied énorme. Chacun son truc.

Dredd un film de Pete Travis, avec Karl urban, Olivia Thirlby, Lena Headey.
Prochainement (en video, ou en salle, mystère)

Pr Wicked

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4 réflexions au sujet de « Dredd – Dredd is not dead »

    • Il sort aujourd’hui aux states, mais metropolitan n’a pas annonçé de date de sortie. Ce type de film de genre leur fait sans doute craindre le flop et sans doute le garderont-il pour une sortie directe en vidéo. Mais ce serait bien dommage d’attendre tout ce temps les mystères de la distribution

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