Les Goonies – Indiana kids

Peu de films ont le pouvoir de nous faire régresser aussi vite. Les Goonies est de ces films qui, comme les Indiana Jones ou les Retour vers le futur, vous ramènent instantanément au moment où vous les avez découverts, et ce quel que soit votre âge. Et quand bien même vous ne l’auriez jamais vu (honte à vous !), l’impression de rétrécir dans ses fringues pour avoir de nouveau 8 ans est imparable. Le mérite en revient à Spielberg, ce grand gamin en pleine gloire en 1985, à Richard « L’arme Fatale » Donner et au scénario de Chris « Gremlins » Columbus. Un trio aussi joueur et drôle que doués pour délivrer de l’aventure et de l’action à des gamins émerveillés.

Synopsis : A Astoria, petite ville portuaire tranquille, Mickey,son frère et ses parents sont menacés d’expulsion de leur maison, leurs parents ne pouvant payer la somme demandée au promoteur immobilier. Cette maison c’est aussi le quartier général des Goonies, sa bande de copains, qui sont tout autant dévastés par l’idée de voir disparaître cette maison. Mais dans le grenier dort une vieille carte au trésor qu’ils trouvent par hasard. Et si le magot permettait de garder la maison ?

1984/85 furent des années chargées pour Steven Spielberg. C’est en effet à ce moment où, suite à ses succès sur Les dents de la mer, Rencontre du 3éme type, Les aventuriers de l’arche perdu,E.T et Indiana Jones et le temple maudit, il s’intéressa à la production. Bien lui en pris puisqu’en s’associant avec Joe Dante, Robert Zemeckis et Richard Donner, il nous aura apporté les plus grands rires et frissons de notre enfance avec respectivement : Gremlins, Retour vers le futur et donc Les Goonies. En tête, son éternelle philosophie de penser comme un spectateur et lui donner pile ce qu’il veut. Or un gosse de 8 ans ça rêve de pirates !

Spielberg s’amuse comme un Goonie , et Donner bosse

Ni une ni deux, Spielberg s’alloue les services d’un boss du divertissement intelligent pour enfants, à savoir Chris Columbus (déjà scénariste sur Gremlins et futur réalisateur des deux premiers Harry Potter). Le génie du scénario est comme c’était le cas avec E.T. de vivre le film à travers les yeux des enfants. Encore plus malin, ces pré-ados seront les vilains petits canards de la ville, loin des « populaires » du collège, et vont par-dessus le marché avoir leur maison saisie. Potentiel d’identification et de sympathie : 100%.
Une identification qui marche à plein également grace à l’écriture parfaite de Columbus qui a composé une galerie de personnages irrésistibles. Bagou, la grande gueule (mention spéciale à la traduction en espagnol désopilante), Choco, le dodu empoté mais si gentil (qui raconte TOUTE son histoire de degeuli ), Data, le petit génie (et ses dents d’la mort !), Mickey, le chef de bande (asthmatique mais casse-cou) et Brand le grand frère (Josh Brolin admirable sur un vélo de fillette). Bref toutes les couleurs de la vie réunies dans 5 jeunes en prise avec des problèmes d’adultes

Les Goonies, sur le point de s’embarquer dans leur plus grande aventure

Ce qui intéresse clairement le trio Spielberg/Donner/Columbus, ce n’est pas cette histoire barbante de maison à saisir, mais d’utiliser ce prétexte pour envoyer vite fait nos potes dans une aventure hallucinante digne d’Indiana Jones.

Car en fait, Les Goonies est une reconversion des aventures d’Indiana Jones en chasse au trésor pour enfants.

Demi Lune et Spielberg qui le choisira pour le rôle de Data.

Une carte au trésor découverte qui appelle à l’aventure (comme la mystérieuse lettre au début des Aventuriers de l’arche perdu) , la menace de la mutilation (les doigts de choco et la langue de bagou) qui rappelle l’arrachage du cœur dans Indiana Jones et le temple maudit, sans oublier les nombreux « Boumjtattrape » échos aux pièges rencontrés par le Dr Jones. On retrouve aussi la confrontation avec des brigands qui veulent vous dérober ce que vous avez trouvé (Belloc dans L’arche perdue, Les Fratellis ici), les nombreux squelettes (classique d’indy), les énigmes sur un parchemin (sur un médaillon dans L’arche perdu, et sur un carnet dans La dernière croisade, et sur une carte ici) .
Même le sol qui s’écroule qu’on a dans L’arche perdue et qu’on retrouvera dans La dernière croisade également.est présent avec l’inoubliable orgue fait d’os.  Cerise sur le gâteau, Spielberg aura même récupéré Jonathan Ke Quan, qu’il avait utilisé dans le rôle de Demi Lune pour Indiana Jones et le temple maudit.

Une fausse note et le sol s’écroule ! De l’indy pour minis.

Mais au-delà des aventures d’indy c’est aussi toute la verve débridées de ces sales gosses qui en fait aussi un film culte pour n’importe quel gamin. Vous vous rappelez de la sensation grisante de liberté et de transgression quand dans la cour de l’école vous lâchiez un « Merde ! » interdit à la maison ?

Et bien oui, nos Goonies, eux, ils jurent ! Le « Oh merde ça pue l’gymnase » de choco reste une de nos répliques de films préférée. Cette époque bénie où Marty Mc Fly disait à son futur père « Mais oui Georges, jure putain ! », et où on ne prenait pas les enfants pour des demeurés. Voir un petit gros faire le bouffi bouffon ne risquait pas alors d’être impolitiquement correct, et son « Oh merde les mecs, vous faites chier ! » et tout aussi impensable aujourd’hui dans les productions pour enfants.

Ah, le bouffi bouffon…Qu’est ce que ça peut nous faire rire ça !

Encore mieux, ce génial film d’aventure n’est pas seulement décomplexé du gros mots , il va aussi explorer les terres de l’horreur avec sa créature mystérieuse et enchainée dans un sous sol : le culte bébé tombé du berceau Sinoque. Si terrifiant mais si fascinant pour n’importe quel gosse, et au final tellement gentil.

Peur enfantine, fascination malgré tout

De l’aventure à la comédie en passant par des frissons et du langage chartier, Les Goonies est LE film d’aventure pour enfants par excellence. Pour des gamins qui se rêvait jusque là en Indiana Jones, ce film fut le cadeau de papa Spielberg qui leur dit « Indy les enfants, c’est vous maintenant ! ». Plus de reliques religieuses mais un trésor de Pirate, et toute une bande de copains géniaux à la clé. Quand j’étais petit, j’étais un Goonie … et vous savez quoi ? Je le redeviens chaque fois que je me remet devant. « Goonies never say die » et ce film ne mourra jamais, parce qu’il est la recette de la jeunesse éternelle. Notre graal de gamin.

Les Goonies un film de Richard Donner avec Avec Sean Astin, Josh Brolin, Jeff Cohen.

Pr Wicked

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