Les aventuriers de l’arche perdue – Jones…Indiana Jones

Sans vouloir faire nos anciens combattants, avoir grandi dans les années 80 fut un privilège que peuvent nous envier les plus jeunes. A cette époque Spielberg et Lucas accédaient aux rênes du nouvel Hollywood, et l’entertainment devint roi. Des films comme « Les Gremlins », « Les Goonies », « Retour vers le futur » ou « La guerre des étoiles » nous étaient livrés chaque année. Tous plus irréels et fascinants les uns que les autres. Retour donc sur le film séminal de toute une génération d’anciens bambins qui eurent la rétine cramée par l’arche d’alliance. In Indy we trust !

Synopsis : 1936. Parti à la recherche d’une idole sacrée en pleine jungle péruvienne, l’aventurier Indiana Jones échappe de justesse à une embuscade tendue par son plus coriace adversaire : le Français René Belloq. Revenu à la vie civile à son poste de professeur universitaire d’archéologie, il est mandaté par les services secrets pour mettre la main sur le Médaillon de Râ, possédé par son ancienne amante Marion Ravenwood, désormais tenancière d’un bar au Tibet. Cet artefact égyptien serait en effet un premier pas sur le chemin de l’Arche d’Alliance,. Une pièce historique aux pouvoirs inimaginables dont Hitler cherche à s’emparer.

La naissance d’Indiana Jones vient d’une envie profonde. Celle de Steven Spielberg de réaliser un James Bond. Un film d’aventurier globe-trotter, bourré de rebondissements, où le héros viril et charismatique braverait ennemis et danger au péril de sa vie. Il ne l’a jamais caché, Indiana Jones est né de sa frustration à vouloir réaliser un Bond. Ça tombe bien son pote Georges Lucas avait déjà ce type de personnage en stock, mais l’avait mis de côté le temps des Star Wars. Si tous les gadgets passent à la trappe, on retrouve le charme débonnaire de 007, ses aventures exotiques, sa conquête féminine et même l’attaque d’une base sous-marin de méchants cachée dans une île, à la Dr No.

La base secrète du SPECTRE…euh des nazis pardon !

Outre Bond, Spielberg à en tête plusieurs autres modèles.

Le vrai papa d’indy, c’est Bogart chez John Huston

Indéniable influence également : les aventures de Tintin, le globe-trotter par excellence dont Spielberg découvrit les aventures en bande dessinées peu avant que le concept prenne forme (et dont il mit 25 ans à acquérir les droits avant de nous a livrer une version justement très Indiana Jonesesque récemment).
Au niveau du personnage lui-même, Spielberg tenait à ce qu’il ressemble au personnage de Humphrey Bogart dans Le trésor de la Sierra Madre. Enfin mais non des moindres, l’ombre de l’idole de Spielberg, Michaël Curtiz, plane sur tout ce premier opus des aventures d’Indy : Casablanca et son bar où Marion tout comme Rick voit ré entrer dans son bar du bout du monde où elle se terre l’objet de sa douleur amoureuse passée.

« De tout les bars, de toutes les villes dans le monde, il fallait qu’elle entre dans le mien ! » Humphrey Bogart dans Casablanca de Michael Curtiz, mais aussi Marion.

Toutes ces influences sont si harmonieusement réunies et si classiques, qu’elle font instantanément du personnage une icône du cinéma classique, dans un film au doux parfum des aventures d’antan. Une figure emblématique reconnaissable à sa simple silhouette, au même titre que celle de Charlot, Nosferatu, ou de Marylin Monroe.
Preuve du côté iconique du personnage d’Indiana Jones, ses points communs avec le non moins légendaire Superman. A y regarder de plus près, Le Pr Jones c’est Clark Kent. Lunettes sur le nez , profession intellectuelle, ne payant pas de mine, il lui suffit d’ôter ses besicles et d’enfiler son cuir (l’équivalent de sa cape) pour devenir Indy, l’aventurier invincible, à qui l’on sait très vite qu’il n’arrivera rien. D’ailleurs ses adversaires, comme dans les premiers comics de Superman, ce sont les Nazis.

Cet homme respectable est un super héros

Ce qui est exaltant dans Les aventuriers de l’arche perdu, c’est aussi son rythme effréné, en flux tendu, que l’on doit à la volonté de Spielberg de tourner le film très rapidement, à la manière des vieilles série B à petit budget qui bercèrent son enfance. Arrivant ainsi à un résultat plus cru et authentique, l’aventure n’en n’est que plus crédible, à l’image de cette course poursuite où Indy chasse l’arche d’alliance chargé dans un camion Nazi. Avec sa verve cinématographique ses rebondissements et son côté humoristique, à elle seule, cette scène met encore la pâtée à bien des films d’actions même les plus récents. Un modèle du genre.

L’ aventure, la vraie, comme on n’en fait plus

Conçu dès le début par le tandem Lucas/Spielberg pour être avant tout un divertissement, le film est bourré d’humour, de rebondissements, de suspens et d’aventure. Chaque péripétie s’ajoute à la précédente. Ce qui est d’autant plus jubilatoire c’est qu’ Indy lui-même semble fatigué de ces aventures. Preuve en est la scène inoubliable qui réunit tous les ingrédients précités (action, humour, suspens), celle du guerrier au sabre qui se fait descendre comme une crotte par un Indy qui aimerait bien en finir.

Ça lui apprendra à jouer avec des objets coupants !!

Cerise sur le gâteau, le film est une vrai déclaration d’amour au surnaturel divin, à l’imaginaire. En lui faisant chercher non pas un trésor tout simple, mais un morceau de l’histoire biblique, Spielberg et Lucas ajoute à la dimension irréel de l’aventure, participent à rendre le personnage définitivement symbolique. Un pèlerin à la recherche de Dieu confronté à la bêtise des avides et des sanguinaires que Dieu ne manquera pas de châtier.

Punition divine. Toi aussi tu as été terrorisé enfant par le nazi qui fond ?

Les aventuriers de l’arche perdue, c’est tout ça à la fois : l’humour et l’action se rejoignant en un parfait mélange sur un fond surnaturel avec des scènes si fortes qu’il en naît des moments de cinéma inoubliables. Bien au-delà de l’aventure et de l’action, Les aventuriers de l’arche perdue est une ode à l’imaginaire incroyable. Une démonstration incontestable du pouvoir du cinéma à nous embarquer dans les aventures les plus incroyables. Mais plus que tout, c’est la naissance du héros ultime de cinéma classique. Jones…Indiana Jones

Les aventuriers de l’arche perdue, un film de Steven Spielberg, avec Harrison Ford, Harrison Ford, Karen Allen, Paul Freeman
Disponible en Bluray et DVD

Pr Wicked

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