Ted – Teddy l’ami des grands petits.

Seth Mc farlane est un nom que vous ne connaissez sans doute pas . Si par contre on vous dit que c’est le créateur des « Griffins » et d’ »American Dad », deux cartoons trashs et politiquement très incorrects qui malmènent la société américaine peut être que vous commencez à mieux le situer. Alors quand ce sale gosse de 40 ans décide de passer à la réalisation pour réinventer l’histoire de « Pinocchio » à sa sauce, on jubile . Mâtiné d’un sympathique message sur le passage à l’âge adulte, « Ted », est sans conteste la comédie de cette fin d’année.

Synopsis : À 8 ans, le petit John Bennett fit le vœu que son ours en peluche de Noël s’anime et devienne son meilleur ami pour la vie, et il vit son voeu exaucé. Presque 30 ans plus tard, l’histoire n’a plus vraiment les allures d’un conte de Noël. L’omniprésence de Ted aux côtés de John pèse sur sa relation amoureuse avec Lori. Entre bières, joints et soirées canapés John reste un grand gamin, sans ambition professionnelle. Déchiré entre son amour pour Lori et sa loyauté envers Ted, John lutte pour devenir enfin un homme, un vrai !

Seth Mc farlane n’est pas un imbécile qui fait des blagues vulgaires juste pour choquer, loin de là. Tout comme South Park se moque de l’Amérique des ploucs, son meilleur cartoon American Dad, est une critique aussi drôle qu’intelligente de son pays. On y trouve la peinture d’une Amérique obsédée par les armes à feu, la sécurité, le culte de l’apparence, les valeurs catholiques mais terrorisée par les étrangers ou les homosexuels. Une sorte de version adulte des Simpsons qui lui attire évidemment les foudres des ligues de vertus et des parents choqués.
De l’ado puceau en rut, à la mère au foyer pathétique en passant par le père ultraconservateur qui travaille pour le FBI jusqu’à Roger, l’alien alcoolique libidineux qu’ils cachent tel un Alf qui aurait mal tourné, Mc Farlane sait mettre le doigt là où ça fait mal avec un génie comique rare.

Good Morning USA !

Pour qui n’y est pas habitué, on vous prévient, ça fait tout drôle ! Pour qui suit la série, en revanche on retrouve en Ted un alter ego à Roger, le fameux Alien. Même goût pour la boisson, la fumette, et surtout même tendance à balancer les pires horreurs, aussi politiquement incorrects soient elles. Chez Mc Farlane, l’humour naît du décalage entre des personnages d’une franchise choquante avec le reste d’une société trop sage. Certes le truc « c’est drôle parce que c’est vrai » n’est pas nouveau, mais voir un ours en peluche dire à un gamin obèse qui tend ses mains potelées pour l’attraper « bas les pattes Susan Boyle ! » que voulez-vous, ça nous fait vraiment rire ! Des comme ça il y en a des dizaines, toutes aussi méchantes mais si drôles, qu’on vous laisse découvrir, tant la verve de ce petit dévergondé est jubilatoire.

Gros nounours a bien changé

L’autre bonne idée est de ne pas juste faire de Ted juste un film délirant. C’est aussi et surtout une fable touchante sur la fin de l’enfance. Soyons honnêtes, les grands gamins qui ne se résolvent pas à grandir c’est quand même le cœur de cible de ce film où un ours parlant dit des insanités (le rêve quoi). Choisir entre ses délires avec Ted devant Flash Gordon et un joint ou s’impliquer dans sa relation amoureuse et son travail c’est une nouvelle déclinaison du dilemme « Ma femme ou mes potes ». Certes le ressort est ultra conventionnel et sans surprise, mais là encore les délires de John et Ted sont si bons qu’on rit plus qu’on ne se dit que c’est du déjà-vu.

Ted et John chassent le tonnerre, leur peur d’enfance

Une indulgence qu’on accorde aussi à Mac Farlane pour sa réussite à rendre si crédible cette version trash du conte de Pinocchio. De bout en bout pas une seconde on ne tique. Cet ourson est en vie, c’est normal. Rien d’extraordinaire, tout le monde le sait, les culs bénis s’en sont exclamés « LOOK WHAT JESUS DID ! » mais l’ours est devenu un lambda, une ancienne gloire, ce qui concours à le rendre normal. Car comme nous le dit la voix off « peu importe ta gloire, que tu sois Frank Muniz, Corey Feldman , Justin Bieber ou un ours parlant, au final, tout le monde s’en branlera » .

LOOK WHAT JESUS DID ! Et paf les catholiques !

C’est méchant mais tellement vrai. Comme Ted. Ce coup d’essai de Seth Mc farlane dans le long métrage, certes moins incisif que sa série American dad, mais néanmoins extrêmement jubilatoire et tendre. Un bon délire pour grand gamin.

Ted, un film de Seth Mc Farlane avec Mark Walbergh, Seth Mc farlane, Giovanni Ribisi, Mila Kunis

Pr Wicked

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