Le vol du Navigator – See you later, navigateur !

Daté de 1986, « Le vol du Navigator », au même titre que « The last Starfighter », doit beaucoup au cinéma de Spielberg, mais aussi à celui de Robert Zemeckis. Prenez un gamin tout ce qu’il y a de plus normal, et plongez le au milieu d’une intrigue spatio-temporelle, peuplée d’extra-terrestre, de scientifiques avides d’expérimentation et vous obtiendrez le meilleur film produit par « Disney’s science-fiction » des années 80. Un E.T. bien plus déjanté, et si charmant. L’enfant au fond de vous ne pourra pas résister !

Synopsis : David Freeman , un jeune garçon de 12 ans, chute dans le fossé d’une forêt un soir qu’il allait chercher son petit frère chez un ami. Se réveillant de sa chute il rentre chez lui, mais tout a changé. Ses parents n’habitent plus leur maison et à la place vivent des inconnus. Où sont ses parents, que s’est-il passé ? Bien vite la police découvre que l’enfant a été déclaré mort après 8 ans d’absence. Où était passé David pendant tout ce temps, et surtout pourquoi n’a-t-il pas vieillit d’un jour ? Pendant ce temps, non loin, la NASA découvre un étrange vaisseau spatial…

Le vol du Navigator a pour avantage de ne pas payer de mine. Production de la branche Disney, il n’a pas d’explosions à la Star Wars, pas de méchant emblématique, ni de menace de destruction planétaire. Non rien d’énorme. C’est juste l’histoire d’un gosse ordinaire confronté à l’extraordinaire. Papa Spielberg et son E.T guette bien évidemment du coin de la rue, mais le film se détache de sa principale référence en faisant de l’alien l’ordinateur de bord du vaisseau lui-même et non une étrange créature de l’espace. La créature et le véhicule ne font qu’un et c’est là une excellente idée. Avec son œil mécanique au bout d’un bras articulé notre vaisseau est non seulement fascinant dans les yeux d’un gamin mais aussi plutôt original dans une décennie prolifique en bébêtes.

Un enfant, un vaisseau, l’aventure

On évoquait dans notre introduction Robert Zemeckis, et vous l’aurez compris c’est de son cultissime Retour vers de son retour que se rapproche Le vol du Navigator. Le voyage temporel au centre de cette intrigue sortie à peine un an après le premier opus des aventures de Marty Mc Fly, il est impossible de ne pas faire le lien entre ces deux films.. On sent d’ailleurs aussi un parfum de La quatrième dimension (série culte dont Spielberg et ses acolytes Landis, Dante et Miller feront un film/ remake en 1983 ) . Cette histoire de jeune homme qui rentre chez lui alors que huit ans ce sont écoulés pour tout le monde sauf lui ne dénoterait pas dans la série « La quatrième dimension »

David est en retard pour diner… de 8 ans. Mais il a une excuse incroyable

Cette base solide de science-fiction parsemée de paranormal pourrait tourner cours sans des enjeux énormes vu le cadre familial de la production, mais la réalisation de Randal Kleiser (Grease, Croc Blanc, Le lagon bleu) est là pour donner un rythme juvénile et frais à tout cette aventure. Si l’on est d’abord déboussolé en même temps que le jeune David, à partir du moment où il embarque dans l’étrange vaisseau, on bascule vers un ton résolument humoristique: Des références à E.T., l’ ordinateur de bord qui adopte un comportement humain et devient vulgaire, des légers détour par Tokyo et la stratosphère pour aller en Californie. Bref on n’a vraiment pas le temps de s’ennuyer.

2 ans après la sortie d’E.T, la scène du gamin qui demande où il peut téléphoner maison est assez énorme

D’autant qu’on a beau s’amuser en l’air, au sol on nous encre bien les pieds dans la réalité avec des scientifiques qui aimeraient bien disséquer ce brave voyageur temporel, lui et son cerveau quelque peu altéré et devenu unique en son genre. Cette solide base de science impliquant NASA, et voyage à la vitesse de la lumière donne au Vol du Navigator juste ce qu’il faut de crédibilité pour créer un climat de menace pour le héros. Ne négligeons pas non plus la bande originale d’un certains Alan Silvestri, à qui l’on doit , tiens quelle coïncidence , la bande originale de Retour vers le futur, un an avant.

La NASA, l’armée, la police… ça en fait du monde à vouloir percer les secrets de ce vaisseau

Le vol du Navigator atteint haut la main le but qu’il s’était donné au départ : divertir en donnant quelques frissons et beaucoup d’émerveillement. Un brin d’E.T. un peu deRetour vers le futur, un zeste de Quatrième dimension, accompagnez le tout de la musique au synthétiseur d’Alan Silvestri, et vous obtiendrez la recette parfaite du divertissement familiale intelligent du dimanche après-midi .»See you later navigator ! »

Le vol du Navigator un film de Randal Kleiser AvecJoey Cramer, Veronica Cartwright

Pr Wicked

Dans la même Galaxie
The last Starfighter
Super 8
Les Goonies

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