Les trois Mousquetaires – 1948 – Un pour tous, tous magiques

Amis de la dernière séance intergalactique bienvenue ! A notre programme aujourd’hui, un classique indémodable du film de cape et d’épée : « Les trois mousquetaires ». Un genre qui remonte aux prouesses de Douglas Fairbanks au temps du muet et qui vit briller Eroll Flynn dans le légendaire Captain Blood (1935). En 1938, Gene kelly, (« Chantons sous la pluie ») chausse les bottes de d’Artagnan. Filmé avec tout l’éclat du technicolor, la science des chorégraphies d’un Kelly plus aérien que jamais, « Les trois mousquetaires » est incontournable. Installez-vous, ça commence

Synopsis : D’Artagnan quitte sa Gascogne natale pour se rendre à Paris et y devenir mousquetaire du roi. Arrivé dans la capitale, il se prend de querelle avec trois mousquetaires, Athos, Porthos et Aramis, qu’il décide d’affronter en duel. Mais l’arrivée des gardes du Cardinal interrompt le premier duel et voit d’Artagnan prendre aussitôt le parti de ses compagnons, dont les adversaires sont défaits et mis en fuite. D’Artagnan devient leur ami et devient lui-même mousquetaire. Pendant ce temps le vil Richelieu ourdit un complot pour que la guerre entre France et Angleterre éclate.

Pour se démarquer parmi la trentaine d’adaptations à l’écran (petit ou grand) du roman d’Alexandre Dumas il en faut du talent. Et si la version délivrée par la MGM en 1948, sous la direction de Georges Sidney sort autant du lot, c’est du fait qu’elle incarne l’essence même du grand Hollywood des années 40. Humour, classe, aventures, danse, costumes, éclairages, décors, voir ce film c’est voir un concentré de cet âge d’or. Un écrin somptueux pour ce film qui tient bien plus de la comédie d’aventure que de l’adaptation fidèle.

Porthos est encore bourré… Mais d’Artagnan a la solution

L’humour c’est surtout celui de Gene Kelly qui en fait des tonnes, pour notre plus grand bonheur, dans le rôle du jeune paysan fougueux confronté aux vicissitudes de la ville et de l’amour. Guilleret comme un pinson, bondissant comme un cabri, l’acteur tient là un rôle en or auquel seul celui de Chantons sous la pluie peut être comparé. Il insuffle au film une énergie à faire pâlir n’importe quel acteur contemporain de film d’action . L’acteur dont ce rôle était le préféré hors registre musical, tint d’ailleurs à ne pas être doublé pour les scènes de cascades et de combats à l’épée. Et quand on voit ce dont l’homme était capable saute aux yeux , c’est tout son héritage moderne qui saute aux yeux. Des bagarres malines de Jackie Chan aux acrobaties des yamakasis.

Celui là, ça ne va pas être facile de l’attraper !

Mais Kelly n’est pas le seul briller dans Les trois mousquetaires, qui compte parmi ses interprétes également Lana Turner dans le rôle de Milady et Vincent Price dans le rôle du machiavélique Richelieu (excusez du peu !). La première qui avait brillée par son côté vénéneux dans le film noir Le facteur sonne toujours deux fois (1946) incarne ici son premier rôle dans un film en couleur. Une couleur qui transcende son regard perçant et sa blondeur fatale. Lui résister est autant impossible pour les hommes du film que ceux du public. Quand au second Mr Price, futur emblème de la Hammer , que dire si ce n’est qu’il est absolument délectable dans ses regards en coin fourbes et rires démoniaques… cet homme est une légende. Et un méchant génial.

Lana Turner, Vincent Price… il vous en faut vraiment plus ?

Mais toutes ces qualité auraient bien moins d’éclat sans le talent d’un homme : Walter Plunket . Un nom qui ne vous dit sans doute rien mais si l’on vous dit que ce costumier est celui d’Autant en emporte le vent (1939) , Chantons sous la pluie (1952) ,La chevauchée fantastique (1939) ou Planète interdite (1956) , là vous commencez à comprendre la classe que le monsieur à apporter aux plus grandes heures d’Hollywood. Les trois mousquetaires sont grâce à lui un enchantement visuel à quasiment chaque plans. Robes somptueuses, costumes elaborés, couleurs chatoyantes. Le technicolor à été inventé pour ce genre de classe

Si c’est pas de la classe en barre ça !

A y regarder de plus prés, Les trois mousquetaires n’est pas un chef d’œuvre absolu. Les personnages ne sont pas extrêmement travaillés, certaines scènes sont surjouées, et les scènes de passion amoureuse paraissent aujourd’hui bien désuètes. Mais qu’importe, le plaisir de voir virevolter Gene Kelly dans ses atours les plus flamboyants , épée au poing, au rythme de scènes d’actions toutes plus divertissantes les unes que les autres suffit à nous enchanter de bout en bout . Peu après ce film iconique et inoubliable, Georges Sidney fera une seconde incursion dans le genre avec tout autant de flamboyance. Ce sera Scaramouche en 1952.

Les trois Mousquetaires un film de Georges Sidney avec Gene Kelly, Lana Turner, Vincent Price
Disponible en DVD

Pr Wicked

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