The Impossible – Filmer l’impensable

Bien souvent les mentions « tiré de faits réels » ou « Une histoire vraie », sont de beaux alibis pour les scénariste et réalisateurs pour ne pas trop se casser la tête en matière d’histoire ou de mise en scène. Alors lorsque le sujet du film porte en plus sur une catastrophe naturelle affreuse et récente, vue aux informations, la crainte est de se retrouver devant un gros mélodrame facile. Erreur. « The Impossible » vous choppe aux trippes dés la scène incroyable du tsunami et ne vous relâchera pantelant qu’après une immersion inouïe dans le drame des victimes. Un film d’une puissance rare.

Synopsis : Les Bennett et leurs trois enfants sont en vacances de noël sous le soleil de Thaïlande. Le 26 décembre 2004 au matin alors qu’ils sont à la piscine de leur hôtel, une vague géante dévaste tout sur son passage. A sa sortie de l’eau, la femme retrouve Lucas son aîné, mais pas son mari et ses deux autre fils. Au milieu de centaines de milliers d’autres personnes, ils vont tenter de survivre et de retrouver leur proches .

Tout est là pour nous faire craindre LE mélo larmoyant où, à coup de poncifs, on nous présentera un héros altruiste, des méchants égoïstes qui pensent à sauver leur peau, et des bonnes grosses ficelles pour pleurer à la fin, avec pourquoi pas la maman qui meurt sur son lit d’hôpital en disant a son mari qu’elle l’aime. Rassurez vous, The Impossible n’est pas un mélodrame classique, ni d’ailleurs un film catastrophe non plus. C’est surtout une odyssée de la survie. Celle d’une plongée sous tension dans la vie d’une famille frappée par l’impossible, l’impensable. Un peu comme Spielberg le faisait sur un mode fantastique dans La guerre des mondes . Sauf qu’ ici la famille n’est pas dysfonctionnelle, elle s’aime profondément et c’est justement là le moteur du film : l’amour des siens

Une famille unie plongée dans un cauchemard

Le réalisateur Antonio Bayona (L’orphelinat) s’attache donc au parcours des personnages d’une famille brisée, et le fait à travers le regard d’un enfant, en utilisant la catastrophe comme toile de fond et amplificateur de sentiments humains. Adultes, enfants, chacun doit se confronter à la mort, contraint de grandir malgré lui, de faire des choix impossibles. Du fait que les Bennett ne nous sont pas vraiment présenté avant la vague, on les découvre à travers cette catastrophe, et on les voit s’humaniser au fur et à mesure. Le soin apporté aux traitements des personnages est tel que le sentiment d’appartenir à cette famille, se fait malgré nous. Pour peu que vous ayez vous mêmes des enfants, ce film ne vous laissera pas indemnes tant l’identification est forte.

Se retrouver juché sur ce tronc comme si on y était, avec les membre de sa famille. Intense et puissant.

Bayona a dans les mains un sujet qui renferme en lui la plus grande peur humaine : perdre ses enfants. Sachant que le public s’identifiera, il fait son maximum pour rendre l’expérience cinématographique intime et personnelle à chacun. Une expérience que le réalisateur intensifie en nous délivrant avec ses scènes de Tsunami les moments les plus impressionnants et glaçant vus dans un film catastrophe depuis des lustres. Le tout est appuyé par une bande son soignée qui rend le bruit des vagues terrifiant. Jamais depuis Les dents de la mer on n’avait autant tremblé en entendant de l’eau. On se retrouve là encore plongé, non plus dans la famille, mais dans la vague, au cœur du désastre. On en ressort sonné et désorienté.

Quand soudain surgit l’impossible… la scène coup de poing de cette fin d’année.

Pour nous immerger dans ce désastre Bayona utilise là encore une recette de Spielberg. Celle de Jurassic Park, où il amméne ses personnages et le spectateur dans le cauchemar par avion et le conclu sur le départ des survivants par avion de la même manière. Par ce moyen narratif le spectateur est transporté en Thaïlande comme la famille Bennett, et rentre chez lui après être remonté en avion. Ce procédé fait qu’une fois rentrés chez nous après le film, hantés par la force des images, touchés au plus profond, on est là a se questionner sur la vie encore le lendemain du visionnage

Comme la mère de famille qui n’arrive plus a voir autre chose en fermant les yeux, les fantômes du Tsunami vous hanteront.

Ne pas souligner la prestation intense et impressionnante de Ewan McGregor et Naomi Watts serait péché. On a rarement vu ces derniers aussi convaincants et bouleversants. Mais le plus impressionnant est le jeune adolescent qui joue l’aîné de la famille, Lucas. Le Jeune Tom Holland porte sur ses épaules la tension, l’urgence, le désespoir,et la panique de ce film. Ce gamin a un talent dingue, et il va falloir le suivre de prés !

Chaque prestation est un coup de poing à l’âme. Bouleversant

Sur le fil entre horreur, mélodrame, et film catastrophe, The Impossible est un film impressionnant. Impressionnant d’humanisme, de justesse et d’immersion. Parvenant à toucher ce qu’il y a de plus humain au fond de nous, il s’agit là d’un film dont il est difficile de parler tant, même au lendemain, on en est encore sonné. Vous chopper au trippes de la sorte pour vous délivrer une histoire si universelle n’est pas donné à tous les films. The Impossible est de ceux-ci, qui vous hanteront pendant un long moment.

The Impossible un film de  Antonio Bayona avec Ewan McGregor, Naomi Watts, Tom Holland

Pr Wicked

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