Planète interdite – Robby or not Robby, ou Shakespeare dans l’espace.

Forbidden PlanetAmis de la dernière séance intergalactique, bonjour ! Voilà bien un film incontournable pour tout fan de science-fiction, ou d’âge d’or Hollywoodien ! « Planète interdite » est en effet une pierre angulaire du genre. Librement inspiré de  «La tempête» de Shakespeare, ce film fut tant en avance sur son temps qu’on a du mal aujourd’hui à se dire qu’il date de 1956. Cinémascope éclatant, effets spéciaux novateurs, propos philosophique, mais aussi comédie, prenez place sur la canapé intergalactique qui porte bien son nom aujourd’hui ! On décolle !

affiche
Synopsis :
Au XXIIe siècle, le vaisseau spatial C 57 D se pose sur la lointaine planète Altair 4. Une expédition dirigée par le commandant Adams vient enquêter sur la disparition, vingt années plus tôt, du navire spatial Bellérophon et de son équipage. Les explorateurs sont accueillis par Robby, un robot ultra perfectionné qui les conduit jusqu’à la formidable demeure de l’énigmatique Docteur Morbius. Celui-ci, avec sa fille Altaira est le seul survivant de l’expédition précédente qui a été décimée par une force inconnue…

Prenez donc La tempête, classique à l’influence énorme de Shakespeare, où un duc exilé se retrouve avec sa fille sur une île déserte. Grâce à la magie, il maîtrise les éléments naturels et les esprits, qu’il déchainera contre les occupants d’un navire venu accoster sur l’île. Le Duc devient dans Planète interdite un scientifique rescapé d’une ancienne expédition spatiale, coincé sur cette planète, exilé depuis 20 ans avec sa fille. L’équipage du navire sera lui figuré par la mission de sauvetage venu chercher des survivants. Le film reprend donc une structure classique Shakespearienne ce qui lui confère une force d’évocation dont bien peu de films de science-fiction peuvent se targuer. Superiorité de l’esprit sur la matière, remise en question de l’utilisation du savoir, et surtout questionnement des démons intérieurs. La science-fiction à son meilleur.

Et si Morbius ne voulait pas être sauvé ?

Et si Morbius ne voulait pas être sauvé ?

Ce qui distingue Planète interdite de tous ses congénères, outre la maturité de son propos, c’est aussi l’avance évidente qu’il avait sur son temps. On y trouve des effets spéciaux qu’on à peine à croire qu’ils datent de de 1956. L’immensité des décors (impressionnante machinerie de la base extraterrestre) évoque clairement des Star wars ou Total recall qui ont une dette évidente envers ce film fondateur. Rien que les titres du début qui se perde dans l’espace sont une référence évidente pour Lucas.Et comment ne pas penser à Alien avec cette équipe de sauvetage venu à la recherche de survivants qui feront face à un mal encore inconnu.

Aidez nous Obi wan Kenobi, vous êtes notre dernier espoir

Aidez nous Obi wan Kenobi, vous êtes notre dernier espoir

Autre innovation visuelle, le recours aux talents de Joshua Meador , talentueux animateur prêté par Disney qui fut en charge d’intégrer les effets visuels. Ses dessins donnent vie aux lasers, monstres et autres composantes futuriste de cet univers de manière inédite à l’époque. Robby le robot fut un tel choc à l’époque qu’il en devint la star du film, et reste à ce jour un des robots les plus connus de la S.F. Si en plus de ces merveilles visuelles, on vous précise que Planète interdite est le premier de l’histoire du cinéma à avoir une bande originale 100% électronique, là normalement votre petit cœur de cinéphile bat la chamade.

Robbie le robot et les effets spéciaux Disney...Bonheur

Robbie le robot et les effets spéciaux Disney…Bonheur

Mais le plus surprenant dans le film est qu’il est étonnamment comique. Le scénario exploite de manière décomplexée les réactions d’hommes confinés à un an de voyage spatiale lorsqu’ils se retrouvent devant une fille pulpeuse court vêtue (la fille du Professeur). D’autant plus que celle là en parfaite ingénue ne comprend pas l’étrange comportement de ces mâles qui veulent lui faire tant de bisous… Un humour qui est surtout présent dans la première partie, avant que la menace du monstre invisible ne surgisse et ne fasse place au suspens et à la vraie science fiction. C’est aussi ça Planète interdite, un mélange de genre très agréable.

Messieurs je vous présente ma fille...Si vous pouviez arrêter de baver maintenant...

Messieurs je vous présente ma fille…Si vous pouviez arrêter de baver maintenant…

Planète interdite est à n’en pas douter le meilleur film de science fiction des années 50, et l’un des plus influents sur le genre encore à ce jour. Une merveille cinématographique drôle, angoissante, pionnière qui a tout ce qu’il faut d’effets spéciaux aux thèmes classiques universels pour le faire passer de film culte à film fondateur. Juste indispensable.

Planète interdite, un film de Fred M. Wilcox Avec Walter Pidgeon, Anne Francis, Leslie Nielsen

Pr Wicked

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