Willow – Un Pec impec’ !

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Si on devait faire la sélection des films qui ont le plus marqués nos jeunes esprits, usés nos VHS, et dont on connaît les répliques par cœurs, aux cotés des Indy, des Goonies, et des Retour vers le futur, il y aurait Willow. Ce récit d’Heroïc fantasy jubilatoire qui fleure bon le Tolkien et les contes de fées. Né de l’imagination de Georges Lucas, réalisé par Richie de Happy days aka Ron Howard, Willow est juste magique.

willow afficheSynopsis : Il était une fois un royaume gouverné par la cruelle reine Bavmorda. Un prophète annonçât la naissance d’une princesse appelée à detrôner Bavmorda. La terrible reine ordonna alors de tuer céans tous les nouveaux-nés du royaume. Elora échapppa au massacre et ce fut Willow, un jeune Nelwyn féru de magie, qui la recueillit. Mais Bavmorda n’avait pas dit son dernier mot…

La grande réussite de Willow c’est de parvenir à mêler autant de mythologies en un seul récit. Dans ce mélange de références de contes classiques on reconnaît du Blanche neige, de la Belle au bois dormant, mais aussi un aspect biblique avec cet enfant mis sur un radeau d’osier tel Moïse. Mais plus qu’a tout autres contes c’est au Seigneur des anneaux de Tolkien auquel on pense. Les Nelwyns sont évidemment les Hobbits paisibles qui héritent d’un bien convoité par un souverain maléfique) et qui veulent s’en débarrasser au plus vite. Les Daikinis sont eux les équivalents des Hommes, des guerriers intrépides, mais rustres et trop impulsifs. Le duel final entre Fin Raziel et bavmorda est un écho évident au combat entre Gandalf et Sarouman. Sans vouloir amoindrir l’originalité du film, ce mélange de mythes préexistants est typique des histoires imaginées par Georges Lucas. Star Wars était déjà largement basé sur la mythologie et les tragédies grecques.

Tourné en Nouvelle z&lande, voila Frodon et Gandalf avant l'heure

Tourné en Nouvelle z&lande, voila Frodon et Gandalf avant l’heure

La patte de Lucas se retrouve aussi dans la dynamique du film. Il est par exemple très dur de ne pas penser au canot de sauvetage glissant dans la neige au début d’ Indiana Jones et le temple maudit quand on voit la fuite en bouclier qui sert de luge. De même on retrouve le jeune héros et son parcours initiatique autant emprunté à Frodon, qu’a Luke Skywalker. Et Bavmorda rappelle elle, énormément l’empereur Palpatine avec son visage ridé et ses éclairs qui lui sortent des doigts.

Un peu une impression de déjà vu, non ?

Un peu une impression de déjà vu, non ?

En bon spectacle familial, Willow sait alterner séquence d’humour, aventures, et actions. On rit de répliques cultes telles que « Au secours, Y a un pec qui me menace… Il a un gland dans la main ! », des deux brownies (hommes souris pitres en chefs), ou encore de Madmartigan envoûté par un philtre d’amour . On frissonne de voir nos héros s’évader à coup de luge, ou de carriole folle, tout comme on retient notre souffle devant la bataille finale et son hydre à deux têtes.

Le guerrier travesti en pleine action. Du rire et des frissons, Wilow résumé en une image

Le guerrier travesti en pleine action. Du rire et des frissons, Wilow résumé en une image

La cerise sur le gâteau de Willow réalisé en 1988 rappelons le, ce sont ses effets spéciaux novateurs réalisés par Lucasfilm, fabriquant officiel de rêves à travers les années 80 et 90. Ici on pourra assister avec la mutation de Fin Raziel en autruche, puis en tortue, puis en tigre et finalement en humaine, au tout premier morphing de l’histoire du cinéma. Autant dire qu’ l’époque ce fut un choc ! Et ne vous parle même pas de la foultitude d’autres trucages trop cools du film, c’est un festival.

la tortue devient tigre. Banal aujourd'hui, révolutionnaire en 1988.

la tortue devient tigre. Banal aujourd’hui, révolutionnaire en 1988.

Drôle, plein de rebondissement, avec un fort écho aux légendes classiques, Willow est typique des productions Spielberg/Lucas des années 80 et s’inscrit dans la lignée des films féeriques de cette époque tels que Legend, Dark Crystal, l’histoire sans fin ou Labyrinthe. Faisant appel à l’âme d’enfant de chacun ce conte entre seigneur des anneaux et Indiana Jones est un régal familial cultissime. Alors tous ensemble : Peeeec, pec, pec, pec, pec !

Willow un film de Ron Howard Avec 
Val Kilmer, Warwick Davis, Jean Marsh

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Une réflexion au sujet de « Willow – Un Pec impec’ ! »

  1. Puis il ne faut pas oublier la musique, inoubliable! L’une des meilleurs B.O. que j’ai pu entendre jusqu’à présent.

    Curieusement, je n’avais jamais fait le rapprochement avec le Seigneur des Anneaux. Le ton de Willow est tellement différent qu’il crée son propre univers.

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