Boardwalk Empire – saison 3, épisode 1 – Résolution

1923 – Un an s’est écoulé depuis que nous avons laissé Nucky Thompson, trésorier/Parrain de Atlantic City, sous la pluie battante d’une nuit sans lune. Après un cliffhanger absolument renversant, et une partie des personnages principaux passés de vie à trépas, les fans de base que nous sommes piaffaient d’impatience de voir ce qu’allait advenir de l’univers de Enoch. Trahi par la moitié de ses anciens alliés dans la saison 2, forcé de montrer son côté le plus sombre dans les derniers épisodes, épaulé par une femme de moins en moins en retrait, nuls doutes que les choses allaient changer.

On retrouve un Atlantic city quasiment inchangé par rapport à celui qu’on a connu dans la saison 1. C’est le jour du nouvel an 1923 (1919 pour la saison 1), et Nucky Thompson rince les notables de la ville chez lui, contente les puissants pour mieux les conserver dans sa poche. Rien n’a vraiment changé mais pourtant tout est différent. Nucky après ce final impressionnant de la saison 2 est un homme plus impliqué dans l’exécution des inopportuns. Il est passé d’avantage sur le terrain et on nous le montre fort bien dès la première séquence où il parle avec courtoisie à un homme ligoté, avant d’ordonné son exécution. Mais l’année n’a sans doute pas été si calme, à en croire la manière dont Nucky se tient la main avec ce qui semble être de la douleur.

Une petite exécution matinale, ça réveille !

Sur le terrain Jimmy Darmody a été remplacé par Manny Horwitz. ancien associé de Jimmy, Boucher impitoyable, que Nucky plutôt que de le supprimer a décidé de prendre en homme de main. Mais Horwitz est un vieux briscard et il entend ne pas rester confiné dans les basses besognes.

Manny et ses outils…

Ce qui fit de la saison 2 sa qualité était que Nucky était non plus tout puissant mais menacé. Et la menace naissante vient ici, après un an de calme relatif, de Gyp Rosetti. On dit bien naissante car avec ce sacré Showrunner de Terence Winter on n’est pas à l’abri d’un retournement de situation et de jeu de pouvoir surprenant. Pour l’heure en tout cas, l’épisode s’ouvre sur Rosetti qui fracasse le crâne d’un brave automobiliste venu le dépanner d’un pneu crevé, sous prétexte qu’il lui à mal parlé. Ça plante bien le personnage, et c’est du gangster incontrôlable et nerveux comme on aime. Un nouveau personnage à suivre avec intérêt.

Un peu nerveux ce Rosetti

Margaret Thompson, devenue officiellement Mme Nucky en fin de saison 2 pour des raisons juridiques, poursuit-elle sur sa lancée d’émancipation. C’était là, la grande interrogation pour cette saison 3. Quelle allait être la réaction de Nucky quand il apprendrait que sa femme avait légué son plus gros projet financier à une église pour apaiser sa conscience, et le punir d’être un gangster ?
Quelques éléments de réponses nous sont apportés dans Résolution. Il semble avoir voulu sauver les apparences comme à son habitude. Mais un début de colère et une nouvelle maitresse laisse poindre l’idée que tout ceci n’est pas terminé.

Ce n’est pas le beau fixe chez les Thompsons

D’autant plus que Margaret poursuit sa trajectoire vers un féminisme revendiqué. Désormais bienfaitrice d’un hôpital elle entend instruire les femmes sur la grossesse, tandis qu’elle est fasciné par la première femme à survoler d’une traite tous les états unis. Ce personnage est décidément plein de potentiel et son développement promet de belles séquences.

Métaphore de la liberté de la femme, Margaret rêveuse

Le personnage dont on se demandait le plus ce qu’il allait devenir était l’agent Nelson Van Halden (immense Michael Shannon), qui finissait sa lente dégringolade vers les abysses sans femme, sans travail et fuyant la ville avec son enfant illégitime. Pauvre agent incorruptible. On le retrouve en 1923 toujours droit dans ses bottes et honnêtes représentant de porte à porte, qui essaie péniblement de faire vivre sa nouvelle famille. Mais une belle occasion se présente et on est très curieux de voir ce que cette opportunité professionnelle douteuse peut donner s’il accepte.

Ce pauvre van Halden en est au porte à porte. Dur

On ne saurait terminer sans notre chouchou Richard Harrow, qui s’occupe désormais du petit orphelin Darmody dans le claque de luxe de Gillian Darmody, la mère de Jimmy. On vous préviens celle-là elle est toujours aussi barrée ! mais ce bon Richard, est là, tout en discrétion, sa force est son côté effacé, sa violence silencieuse. Les clés du cliffhanger de cet épisode (et quelle fin !), lui reviennet ici, ce qui n’est que justice. Richard Harrow, on le prédit promet d’être un des grands personnages de cette saison. Et c’est tant mieux !

Un bon fond sous une montagne de traumatisme. Ce personnage c’est de l’or.

En bref : Ce premier épisode de la saison 3 de Boardwalk Empire tient toutes ses promesses. Comme à son habitude, la série nous offre un début de saison qui ne s’attarde pas sur une longue mise en place et commence avec une première scène forte, et une dernière image choc. Entre temps pendant une heure, Terence Winter place ses nouveaux pions et tisse une nouvelle toile d’un jeu de pouvoir mortel. Une très grande série qu’on est autant heureux de retrouver qu’on est impatient de découvrir le second épisode.

Saison 3 actuellement en diffusion sur Orange CinéMax

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